Gagnez des places pour la conférence TEDx à Paris à l’ESCP

Lundi 30 janvier 2012
Par DG

« Ideas worth spreading »

Les conférences TED sont une immense source d’inspiration, et les vidéos de ces conférences sont vues par des centaines de milliers de personnes de tous horizons. Comme l’écrit si bien Jacques Birol dans la préface du livre Vibrations de Nancy Duarte, lors de ces conférences, « la salle vibre au frisson de savoirs nouveaux ». C’est aussi une formidable demi-journée de rencontres et d’échanges.

Après TEDx Alsace, Diateino est partenaire de la conférence TEDx ESCP qui aura lieu le samedi 25 février prochain de 13 heures à 19 heures 30. Le thème retenu est le suivant : Make the difference !

Les conférences se feront en français et en anglais, selon la langue du conférencier.

Plus d’information et la liste des conférenciers ici.

Aux 10 prochaines personnes qui achèteront sur notre site le livre de Nancy Duarte sur les présentations, Vibrations, nous offrons une place pour la conférence du TEDx du 25 février prochain. (valeur de la place : 50 euros)

Un très beau livre sur les présentations et un formidable événement ! Les places sont réservées très vite, dépêchez-vous !

Et ne loupez pas cette vidéo époustouflante de Benjamin Zander qui partage sa passion de la musique avec son auditoire ! Nous l’avons découverte grâce à la présentation qu’en fait Nancy Duarte dans son livre.

A propos du livre sur les réseaux sociaux d’entreprise : interview d’Anthony Poncier par Yann Gourvennec

Samedi 28 janvier 2012

A l’occasion du lancement du livre d’Anthony Poncier, voici l’interview réalisé par Yann Gourvennec pour visionnarymarketing.com

 

Comment mettre en oeuvre un réseau social d’entreprise :

 

Les 5 défis de la mise en oeuvre du réseau social d’entreprise :

 

Gain de temps en productivité ?

 

Vient de paraître : « Le Style Macintosh » de Guy Kawasaki. Voici la préface de Marylène Delbourg-Delphis :

Jeudi 19 janvier 2012
Par DG

« Un matin de 1989, j’arrive dans les bureaux d’ACIUS à Cupertino, en Californie, et, comme d’habitude, je vais dire bonjour à Guy. Nous avions créé ensemble en avril 1987 cette filiale américaine de la société ACI que j’avais fondée un peu plus tôt à Paris. ACI avait publié la première base de données relationnelle graphique sur Macintosh, 4ième Dimension. Guy était le président d’ACIUS.

Ce jour-là, la conversation ne s’engagea pas sur les affaires du jour comme d’habitude. Guy avait autre chose en tête :

- Comment écrit-on un livre ?, m’a-t-il demandé.

- On commence page 1 et on termine page 200 ou 250, ai-je répondu.

- Vraiment ? Si c’était si facile, tout le monde en écrirait…

- Mais tout le monde n’a pas quelque chose à dire.

- Est-ce que tu crois que j’ai quelque chose à dire?

-  Oui.

Il a alors affiché un immense sourire et m’a dit :

- Je voudrais écrire un livre.

- Parfait! Vas-y.

Je ne crois pas que Guy ait jamais eu peur que je manifeste quelle que réserve que ce soit sur sa capacité à écrire, mais sans doute se devait-il, au moins pour la forme, de me signaler que cela allait lui prendre du temps que par ailleurs il aurait consacré à la société. Je ne me souviens plus des détails, mais je me vois bien lui faire remarquer que s’il n’écrivait pas ce livre à cause de son travail dans l’entreprise, il aurait des regrets, y penserait toujours et qu’il ne serait donc pas productif. Il m’a demandé si j’avais suivi des « creative writing classes » – des ateliers d’écriture – pour rédiger les miens. Je ne comprenais même pas de quoi il parlait, ce qui l’a amusé.

- Et comment je vais savoir si c’est bien? m’a-t-il demandé.

- C’est comme pour tous les produits… Ou bien les gens en ont envie. Ou pas. Tu le sauras si les gens le lisent.

Après avoir écrit une soixantaine de pages, il m’a montré son texte pour recueillir mon avis. Je n’ai pas le souvenir d’avoir fait beaucoup de remarques. J’avais trouvé cela bien, tout simplement. Il s’agissait des premières feuilles du Macintosh Way, « Le Style Macintosh. »

Vingt-cinq ans plus tard, me voici en train de relire avec plaisir ce livre, dont les longs extraits que voici ont été traduits par ma belle-soeur Brigitte Delphis (qui travaillait aussi à ACI à l’époque de son écriture). J’y retrouve vraiment le Guy Kawasaki que j’avais rencontré en 1985 et celui que je connais toujours aujourd’hui.

Je ne sais plus qui a dit que les bons auteurs n’écrivent jamais qu’un seul livre, mais en un sens, c’est vrai. Le Macintosh Way contient en germe une grande partie des idées que Guy a développées au cours de ses ouvrages suivants, dont les plus récents que j’ai traduits en français: L’art de se lancer, La réalité de l’entrepreneuriat ou L’art de l’enchantement (aux Editions Diateino). Je veux bien admettre qu’il y a au constat de l’unité d’inspiration d’un auteur, un facteur rétrospectif et qu’il faut avoir lu les livres ultérieurs pour percevoir la pérennité des intuitions et des thèmes du premier ouvrage d’un auteur. Jugez-en vous-mêmes et dites-moi si je me trompe quand je pense que Le Style Macintosh est du pur Kawasaki.

Pour les fans d’Apple, c’est un retour aux sources et pour les fans d’informatique, un retour aux sources de l’informatique personnelle, une expérience qui est elle-même à l’origine d’une attention au confort de l’utilisateur que nous attendons tous désormais. Quelques semaines après la mort de Steve Jobs, ce livre est évidemment d’une incroyable actualité, car il peut se lire à la fois comme un témoignage historique et comme un manifeste quasiment atemporel de l’esprit entrepreneurial.

Comme un témoignage historique : Même si le but de Guy n’est pas de faire la chronique de sa vie dans la division Macintosh où il avait été recruté en 1983 par son copain de fac, Mike Boich, son activité dans le groupe Macintosh est présente à peu près à toutes les pages, par des anecdotes ou en toile de fond. Bien que nous ayons supprimé un certain nombre de références à des informations que tout le monde pouvait encore comprendre aux début des années 1990, de multiples détails rappellent l’extraordinaire ébullition juvénile dans la Silicon Valley des années quatre-vingt, où le génie n’attendait pas, non plus que de nos jours, le nombre des années, où le sentiment que les choses changeaient à toute vitesse et poussaient des personnages devenus historiques à se dépasser constamment – au point que souvent et vingt ans plus tard, ils avaient encore l’énergie d’imaginer le futur et de changer le monde. C’était le cas de Steve Jobs, naturellement, mais c’est aussi le cas de Bill Gates, qui de programmeur génial est aussi devenu l’un des plus fascinants philanthropes du monde contemporain.

Lorsque Guy m’a dit en 1989 qu’il intitulerait son livre The Macintosh Way, j’ai trouvé cela bien, mais il me semblait que le titre pouvait dater avec le temps. J’en comprenais la raison, naturellement, puisque pour Guy, le Macintosh était le point de départ de sa vie professionnelle, comme il était aussi celui de ma vie comme chef d’entreprise. A la même époque, cependant, le monde Apple avait changé, et aussi convaincus que nous fussions de la puissance et de la beauté du Mac, nous avions déjà le sentiment d’un paradis perdu. Les stars qui avaient créé l’aura Macintosh, Steve Jobs en tête, avaient presque toutes fui Apple et les sujets de conversation dans les cocktails portaient au moins autant sur les continuelles réorganisations internes que sur les mises à jour du système et l’apparition de nouvelles fonctionnalités. En fait, beaucoup d’entre nous pensions que l’esprit Macintosh était désormais à l’extérieur d’Apple. Nous en étions fiers, c’est évident, mais j’avais quand même le sentiment qu’il y avait en cette ferveur un relent de la nostalgie de l’ancien combattant, même s’il était aussi clair que le style Macintosh avait façonné notre approche entrepreneuriale.

Avec le recul du temps, le titre The Macintosh Way est beaucoup plus puissant qu’on pouvait le croire en 1989. The Macintosh Way n’est pas simplement une collection de recettes apprises dans le monde Macintosh. D’ailleurs, comme le rappelle Kawasaki dans tous ses livres, et celui-ci notamment, l’expérience peut-être aussi un « guide trompeur »: « Méfiez-vous de l’expérience [..]. Il vaut mieux travailler avec un candidat inexpérimenté et enthousiaste qu’avec un vieux pro qui va seulement transférer ses vieilles habitudes vers le nouveau produit et la nouvelle société ». Le Style Macintosh est plutôt une expérience existentielle, un manifeste de l’entrepreneur, qui a l’art et le courage de croire à sa vision et de faire ce qu’il faut pour la mettre en œuvre dans le monde réel afin de le changer – le rendre meilleur en offrant aux gens quelque chose dont ils ne savaient pas qu’ils avaient besoin.

En 1989, alors que la Valley regardait avec scepticisme l’évolution de NeXT et n’avait pas encore pris la mesure du changement radical que Steve Jobs pouvait opérer dans l’industrie du cinéma via Pixar, Kawasasi résumait la signification symbolique de Steve Jobs pour tout entrepreneur: « Steve a défié le statu quo et déclenché un mouvement qui s’est amplifié comme personne n’aurait pu l’imaginer. Au départ, le Macintosh était un ordinateur. Il est devenu un culte. Puis un phénomène. Et enfin un standard. Maintenant, c’est une référence dans la manière de faire du business. Le développement et le lancement du Macintosh fournissent une quantité d’exemples sur l’art de faire quelque chose de bien et de bien le faire. »

Avec le temps, l’annonce du départ de Steve Jobs d’Apple, puis de sa mort, le Macintosh est devenu une métaphore pour exprimer l’audace entrepreneuriale et les moyens de la mener à bien. C’est ce que raconte Le Style Macintosh et que Kawasaki exprime de nouveau à la fin de sa préface de L’Art de l’Enchantement : « La lecture de ce livre vous communique l’expérience que j’ai acquise en tant qu’évangéliste, entrepreneur et capital-risqueur et vous aide à faire de votre « Macintosh » un succès ».

Bonne lecture!

Marylène Delbourg-Delphis

Menlo Park, Novembre 2011

Le Style  Macintosh, extraits du livre de Guy Kawasaki, traduits par Brigitte Delphis.

En ebook uniquement : ici

 

 

 

Bonne année 2012 !

Dimanche 1 janvier 2012
Par DG

© http://www.maxthon-fr.com

Toute l’équipe de Diateino vous souhaite une très bonne année, pleine de belles surprises et de projets captivants.

Merci à tous pour votre enthousiasme, vos photos, vos témoignages qui nous font extrêmement plaisir.  Parmi ceux-là, il y a les suggestions comme « Je verrais bien ce livre chez vous » que nous recevons comme une reconnaissance de notre travail, et qui nous poussent à encore plus d’exigence.

Une bonne nouvelle pour démarrer cette année : nous répercutons immédiatement la baisse du taux de la TVA sur le prix du livre numérique (enfin, nous l’attendions avec impatience !) sur notre plateforme ebook. (Vous pouvez aussi retrouver aussi nos ebook sur Kindle).

A venir la semaine prochaine : l’ebook 52 Conseils éternels pour entreprendre et innover de Jacques Birol et l’édition en ebook d’extraits de The Macintosh Way, le premier livre publié par Guy Kawasaki , traduit en français par Brigitte Delphis, avec une préface de Marylène Delbourg Delphis, que vous retrouverez sur ce blog dans les tout prochains jours.

Merci à tous. Bonne année !

 

 

Devenez un instigateur : extrait de « Poke the Box » de Seth Godin

Jeudi 29 décembre 2011
Par DG

« L’innovation est mystérieuse. L’inspiration est complètement imprévisible. Mais il est évident, au vu du nombre d’idées qui réussissent sur le marché, que nous sommes capables de relever le défi.

Une fois l’habitude prise de vous comporter en instigateur, d’être au centre du cercle, vous trouverez de plus en plus de choses à découvrir, à démarrer, à lancer. Vous prendrez de mieux en mieux votre élan et pourrez accomplir chaque jour davantage de choses. Si vous allez vous coucher en sachant que le lendemain, les gens s’attendent à ce que vous passiez votre journée à démarrer des projets, vous vous réveillerez avec une liste de possibilités dans la tête. En outre, en créant ainsi une culture centrée sur les liens, le progrès et la curiosité, vous inciterez les gens à donner chaque jour le meilleur d’eux-mêmes.

En conséquence, ce qui est une décision relevant de la compétence exclusive du conseil d’administration chez votre concurrent sera quelque chose que vos employés feront d’eux-mêmes. Ce que d’autres entreprises considèrent comme une prérogative de la direction sera résolu à l’échelon le plus bas, vous économisant temps et argent et rendant le client heureux.

Cette idée peut sembler incroyablement prosaïque, mais le simple fait de démarrer quelque chose est en réalité un puissant moteur de changement.

Aller de l’avant est un atout très précieux dans le monde de l’entreprise. »

Plus d’information sur « Poke the Box » ici

Cahier d’exercices « Poke the Box » à télécharger gratuitement ici.

 

 

Préface à l’édition française du livre de Nancy Duarte « Vibrations » par Jacques Birol

Vendredi 9 décembre 2011

 

1 000 : c’est le nombre de présentations disponibles en 2011 sur TED.com. On y découvre Bill Gates lancer un moustique porteur de la malaria dans la salle, Hans Rossling vous captiver avec la révolution démographique ou Philippe Stark, avec un accent français à couper au couteau, fasciner une salle médusée. 1 000 présentations au cours desquelles la salle vibre au frisson de savoirs nouveaux. 1 000 présentations, qui donnent le ton d’une nouvelle culture.

Présenter Vibrations, l’édition française de Resonate de Nancy Duarte, par cette référence aux 1 000 vidéos de TED.com, c’est consacrer la place prise par les présentations, médias privilégiés du changement dans la culture du changement. Nancy Duarte approfondit le sujet avec un professionnalisme extrême, dépassant l’aspect formel pour  décrypter l’ADN de ce qui fonctionne. Voilà pourquoi ce livre est indispensable à quiconque veut faire bouger les choses, dès maintenant.

Nous vivons un paradoxe : nous pensions que les nouvelles technologies nous affranchiraient des réunions physiques ; c’est exactement le contraire. Elles prolifèrent, partout. Dans Les employés d’abord, les clients ensuite, Vineet Nayar, le P-DG indien d’HCLT, expose la manière avec laquelle il a rapidement changé la façon de manager son entreprise en allant  «  présenter », personnellement, sans relâche son nouveau projet de management. Point de campagne de publicité, uniquement présence et présentations : voilà le visage surprenant de la communication de pointe…  De l’humain, de l’humain, encore de l’humain !

Les références françaises sont encore minoritaires. Ce qui marche ailleurs marche-t-il également chez nous ?  Oui.  Présenter sous forme d’histoire, relier les faits par un fil inédit, tisser une trame d’émotion et de raison, traverser les géographies et les générations.  Quelques modulations culturelles permettent de s’ajuster. En France, la culture dominante demeure le rationalisme, et le mot spectacle sent encore le soufre. « Raconter une histoire » est encore perçu comme « raconter des histoires »… Tout comme monter sur scène pour vendre son message, souvent déplacé pour qui détient la connaissance.  Ce n’est pas le talent qui manque, mais la culture qui freine !

Et pourtant le changement s’accélère sous l’impulsion des jeunes générations. Les jeunes naissent dans la culture de TED, des « pitchs  », des « keynotes ». Pour leur parler, il faut adopter cette langue qu’ils maitrisent naturellement. C’est un  de mes anciens élèves, 23 ans, qui initie aujourd’hui des cadres supérieurs expérimentés  à l’art des présentations.  Xavier Niel, le patron fondateur de FREE, l’a bien compris : il a lancé la nouvelle free box  Revolution avec un show que Steve Jobs n’aurait pas renié, l’autodérision… en plus. C’est une première en France : il montre le chemin d’une communication de dirigeant en résonance avec son époque.

Si je devais nommer une personne pour illustrer le « style français » actuel, je choisirais Esther Duflo.  Cette jeune économiste de 39 ans, Française, professeur au MIT,  combat la pauvreté en mesurant l’efficacité réelle des actions sur le terrain. Personne ne l’avait fait avant elle.  Elle redonne à voir le métier et l’engagement d’économiste. Sa présentation au Collège de France,  dont elle est le plus jeune membre,  en a surpris plus d’un. Celle que vous pouvez visionner sur TED est un modèle, qui ne cède pas à la facilité du recours aux effets spectaculaires ou à des artifices de séduction. Son physique est sportif, son anglais sonne français, ses visuels vont à l’essentiel, son style  est « brut de décoffrage ». Le déroulé de sa présentation est implacable : elle est à l’évidence « dedans ». Elle vit ce qu’elle dit. Sa sincérité et sa détermination font la différence. Elle est unique. Ce n’est pas un hasard si le magazine Fortune la classe en 2011, parmi les 100 personnes les plus influentes au monde…

Il ne suffit pas d’avoir des idées et des convictions : il faut savoir les transmettre. La lecture de Vibrations vous aidera à vous perfectionner.  Si vous êtes déjà aguerri, elle vous donnera à lire votre expérience personnelle avec un œil expert. Vous deviendrez progressivement de plus en plus sophistiqué dans l’art de faire passer vos messages. N’oubliez cependant pas pour autant l’essentiel : la crédibilité se construit sur les actes qui précèdent les présentations, non pas l’inverse. Vos actes demeureront toujours vos meilleurs avocats. Ce sont eux qui vous rendront à la fois authentique et unique.  Eux qui feront qu’on vous suivra dans votre rêve.

Jacques BIROL, LESS & MORE, Paris.

Jacques Birol est l’auteur de 52 Conseils éternels pour innover et entreprendre d’après les maximes de Baltasar Gracian, coup de coeur 2011 de Syntec Management.

Lancement du livre à Paris chez Soleilles Cowork  le lundi 12 décembre à partir de 18heures 30.

La page Facebook de la rencontre est ici.

 

 

 

 


 

Faire la fête à nos entrepreneurs

Lundi 5 décembre 2011
Par AGNES FOURCADE

Organiser une soirée pour marquer les esprits pendant la « semaine des business angels », pas moyen d’y échapper !  : tous les réseaux s’y essayent, car il faut trouver sans relâche de nouveaux investisseurs. Nos jeunes pousses sont gourmandes, il faut les nourrir en fonds propres.

Mais comment s’y prendre pour être original ? et que faire pour plaire aux femmes, nous qui sommes un réseau d’investisseuses, comme l’indique, on ne peut plus clairement, notre nom : « Femmes Business Angels » ?

C’est ainsi que s’est mise à trotter dans mon esprit l’idée d’un défilé. Influence de la mode ? goût du mouvement, envie de fun. Au diable les exposés pontifiants, les doctes conseils d’experts éclairés !

Envie de faire la fête à nos entrepreneurs. Envie de dire leur courage, de dire l’audace de ceux et celles(surtout !) qui risquent leurs économies en aidant les entreprises à naître et à grandir. Donner du rythme, laisser parler l’assistance, créer le contact avec tous ceux qui s’interrogent, apporter des réponses.  C’était là l’objectif.

Et pour que tout fonctionne, il fallait de l’humour. Des petits dessins qui sortent à point nommé sur l’écran, illustrant les propos de chacun. Jaillis de la plume de Phief, des personnages qui reprennent une phrase essentielle, une idée marquante, un trait d’esprit. Et voilà que tout devient simple, plaisant et convivial. Nos « angels » s’activent, telles de petites fées, pour faire parler les uns et les autres, et tout s’enchaîne. Un résultat professionnel dans la bonne humeur. Nos invités VIP se décontractent, oublient d’être solennels, parlent vrai, se rendent accessibles. Le sourire est sur toutes les lèvres…

Parmi nos belles histoires : Acropolis Telecom, Greenext, Filapi, Xilopix, Stelae Technologies, BiTWiiN, Lily Liste, Les Crocozores, Prof Express, WeLoveWords, Isidor, Eliya

 

Agnès Fourcade est présidente de Femmes Business Angels, administrateur de France Angels, ainsi que de Descours et Cabaud Associés.

 

 

Chronique d’un week-end pas comme les autres…

Vendredi 25 novembre 2011
Par Isabelle Guyot

 

Il est de ces événements pour lesquels nous avons tous une excellente raison d’opposer un refus, plus particulièrement lorsque celui-ci se déroule le temps d’un week-end. Bien que la météo ne soit pas, en novembre à Strasbourg, la principale source de concurrence, les autres motifs sont légions.

Pourquoi me suis-je donc inscrite au Startup Weekend, dont l’objectif est de créer une Startup en 54h, alors que je n’avais pas de réel projet immédiat de création d’entreprise ?

Au-delà des injonctions bienveillantes de plusieurs organisateurs (Justine Adam, Stéphane Becker et Yann Klis) qui ont joué un rôle de déclencheur, mes motivations fortement teintées de curiosité étaient nombreuses.

J’ai vu dans mon premier Startup Weekend (ou #SWStras sur Twitter) l’héritage d’une autre manifestation à laquelle j’ai plaisir à participer à Strasbourg : les Barcamps, qui sont organisés, entre autres, par les personnes citées précédemment. J’apprécie ce type de rassemblement qui se construit en collaboration avec ses participants. Ainsi, dans un Startup Weekend, il suffit d’avoir une idée pour pouvoir venir la pitcher, c’est-à-dire la présenter très succinctement, en lançant un appel aux autres participants pour former une équipe, et la réaliser en 54 heures. Ce principe  favorise naturellement la créativité et les belles rencontres.

Je souhaitais également apprendre de nouvelles méthodes, et tester les miennes au contact des autres participants, et bien entendu de la superbe palette de speakers et mentors réunis pour accompagner les réflexions.

Je venais enfin pour le défi et l’amusement, aux sens noble et social du terme… La teneur de mon fil Twitter n’a d’ailleurs laissé aucun doute à ce propos !

Comme je m’intéresse aux projets innovants, plus particulièrement s’ils sont connectés, je me suis dirigée vers un sujet original mettant en œuvre des technologies fleurant bon les Web 2.0 et 3.0. : les objets communicants mis en réseau. Au cours du week-end, ce projet a beaucoup évolué et à très grande vitesse, grâce au travail mais aussi aux influences des différents membres de l’équipe. Parmi les arguments cités précédemment pour évoquer ma motivation, j’aurais aussi pu évoquer l’envie de tenter une expérience aux allures de challenge, du fait du temps limité.

Ce timing est à la fois un catalyseur et un révélateur. Catalyseur, car il contraint l’équipe à organiser le « travailler ensemble » pour produire un résultat intéressant dans le temps imparti. Révélateur, car il dévoile rapidement le vrai visage d’un projet et de ses acteurs. On comprend alors pourquoi la cohésion d’une équipe repose sur des valeurs partagées (et sur l’humour, à mon sens également).

Ceci met en effet à l’épreuve nos résistances intellectuelles, physiques, et émotionnelles : «… l’exercice reste donc aussi une expérience humaine qui connaît son lot de tensions, découragements, nuits blanches et junk food. » J’avais écrit cette phrase, qui s’est vérifiée, à propos du challenge de la veille qui m’avait été raconté par mes élèves, mais dont je n’avais finalement pas mesuré l’intensité.

Avec et à la suite d’un Startup Weekend, on en apprend beaucoup sur soi et sur l’entreprise que l’on rêve de créer. C’est un événement qui se vit, et que je peine ici à vous retranscrire. Il y a un « avant » et un « après », qui a d’ailleurs au début des airs dejet-lag, comme le faisait remarquer un de mes coéquipiers. Durant cette période, il faut pourtant de se resynchroniser et opérationnaliser les idées que l’on a eues durant ces 54 heures.

Avec mon équipe, nous sommes très satisfaits d’avoir terminé notre projet, même s’il n’a pas été primé,  ainsi que d’avoir permis à Strasbourg de remporter la bataille Twitter et d’atteindre le plus grand nombre de participants jamais enregistré dans ces événements en France. Cette première édition strasbourgeoise a également laissé un excellent souvenir à Liam Boogar, membre du Jury et observateur attentif des Startup françaises depuis son blog.

À l’heure de ces comptes-rendus, ma #team6 et moi sommes encore en pleine mise en commun des Motorola, une technique d’auto-critique bienveillante permettant d’apprendre et de communiquer un retour d’expérience. Comme je ne pouvais repousser la rédaction de ce post, je ne peux pas encore vous raconter la suite, que nous n’avons pas encore écrite…

Je vous encourage très, très sincèrement à participer à la prochaine édition d’un Startup Weekend près de chez vous. Vous pourrez réellement y vivre le moment fort et inoubliable de créativité et d’émulation que j’ai tenté au mieux de vous dépeindre ici.

Isabelle (HYGER sur les réseaux sociaux) vit et travaille en Alsace depuis 2 ans.
De formation en Sciences Humaines et Sciences de l’Information à LYON, elle est passionnée par le management des connaissances dans le cadre des projets innovants de Développement et de Marketing depuis une expérience déterminante au sein des équipe R&D de DIM. Elle partage son enthousiasme pour son métier à l’ADBS : au sein de la délégation Alsace et en tant qu’administrateur. Intéressée par l’enseignement, elle est chargée de cours de Recherche d’Information, de Veille et de Réseaux sociaux à l’ISEG Business School et à l’IUT de STRASBOURG.

 

Bientôt chez Diateino, le livre de Nancy Duarte, « Resonate »

Vendredi 18 novembre 2011
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Par DG

Nous avons le plaisir de vous annoncer la parution début décembre d’un magnifique livre visuel, mis en scène par Duarte. Il s’agit de la bible des pitchs (qualifiée par Garr Reynolds de « Meilleur livre du monde sur les présentations ») de Nancy Duarte.

Le livre paraît en français avec le titre suivant, suggéré par Jacques Birol qui en a rédigé la préface : Vibrations, Tranformez vos présentations en histoires visuelles pour captiver et convaincre votre auditoire.

Comme le souligne Jacques Birol, 1000 présentations sont disponibles  actuellement sur TED.com, « médias privilégiés du changement dans la culture du changement », source d’inspiration majeure pour les entrepreneurs appelés plus que jamais à faire des pitchs en toutes circonstances. Comment dès lors se différencier, faire vibrer son auditoire  et obtenir son soutien ?

Apprenez grâce à ce livre à créer un contenu pertinent,  comment trouver l’inspiration, structurer votre récit en le rythmant, et à manier le storytelling.  Vous y découvrirez les secrets  des plus grands orateurs, Steve Jobs,  Martin Luther King, Léonard Bernstein…et bien d’autres encore. Nancy Duarte analyse notamment les courbes de progression de leurs discours. Elle s’inspire aussi de la mythologie et de l’écriture de scénarios pour le cinéma.

La plupart des présentations ont ce défaut que leur auteur n’a pas d’histoire émouvante à raconter avant d’ouvrir PowerPoint. Resonate est là pour résoudre ce problème. Voici encore un livre magnifique écrit par la meilleure conceptrice de présentations que je connaisse : Nancy Duarte. Il ira rejoindre son grand frère Slide:ologie dans ma bibliothèque !

Carmine Gallo, auteur du livre  Les secrets de présentation de Steve Jobs

Commandez-le dès à présent pour bénéficier de notre offre spéciale pour les fêtes de fin d’année, bénéficiez d’un prix spécial et recevez-le dès sa parution. Nous vous offrons les frais de port.

Un peu plus d’info ? Regardez la conférence de Nancy Duarte chez TedxEast



Keep your goals to yourself! – Je ne parle pas de mes projets

Samedi 5 novembre 2011
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Par DG

Découvert grâce à Guy Kawasaki cette conférence TED de Derek Sivers :

Ainsi que l’écrit André Muller, dans le best seller La Technique du succès » : « Tout se passe comme si le fait d’avoir parlé de mon idée me donnnait l’illusion d’avoir fait quelque chose. Et cette illusion d’avoir fait quelque chose me délivre de la force intérieure qui me poussait à oeuvrer à la réalisation de ce projet. »

- Travaillez-vous à une oeuvre actuellement ?
- Je ne parle jamais de ce que je suis en train de faire.

John Steinbeck

Quel avenir pour les jeunes entrepreneurs ?

Vendredi 4 novembre 2011

De plus en plus, l’entrepreneuriat se conçoit dès la sortie de l’école (de commerce). Selon une étude de l’APCE, les entreprises créées par les moins de 30 ans seraient moins pérennes : 59% seulement demeureraient en activité 3 ans après leur création, contre 68% pour leurs aînés. La cessation d’activité ne recoupe pas que les cas de faillite, mais également la transformation juridique ou la vente de l’entreprise, par exemple.

Les chiffres d’affaires enregistrés par les jeunes et les moins jeunes demeurent à peu près similaires, mais les premiers sont plus nombreux à déclarer un CA en hausse (58 contre 52%). Par ailleurs, les entreprises créées par les jeunes se développent au moins autant que les autres en termes de montants d’investissement, de trésorerie,  etc.  Pas de complexes à avoir pour se lancer tôt, en somme.

Des initiatives encouragent d’ailleurs cette prise de risque, comme les StartUp Weekend. Organisées un peu partout dans le monde, l’une de ces manifestations se tient du 4 au 6 novembre à l’ESCP Europe, à Paris. Pendant 54 heures, des développeurs, designers, marketeurs, chefs de produits et autres se réunissent pour partager des idées, former des équipes, concevoir des produits et lancer des start-up. À noter que Diateino publiera la traduction du livre Startup Weekend début 2012.

Les jeunes entrepreneurs possèdent également leur sommet avec le Young Entrepreneur Summit (YES) dont la 3ème édition s’est déroulée à Nice. Cette manifestation, qui réunit 400 chefs d’entreprises, a notamment interpellé le G20 pour demander à ce que « l’entrepreneuriat comme remède à la crise » apparaisse dans la déclaration finale. Malgré les progrès accomplis (crédit d’impôt recherche, statut de la jeune entreprise innovante, création du Fonds stratégique d’investissement…), la France demeure à la traîne en la matière.

Selon une étude d’Ernst & Young, le pays se classe au 19e rang des pays du G20. Les raisons sont nombreuses : manque de coordination entre les programmes de soutien, prise de risque peu encouragée, perception très négative de l’échec, etc. Au total, seules 6 des 40 bonnes pratiques mondiales sont suivies dans notre pays – tandis que la Chine a lancé la première émission téléréalité consacrée aux créateurs d’entreprises, « Win in China ». À quand un concept similaire en France ?

Success Story : « For Dummies » (« Pour les Nuls »), la collection qui fait rêver tous les éditeurs

Vendredi 28 octobre 2011
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Par DG

 

Comment tout a démarré

L’équipe  d’IDG  Books Worldwide, filiale d’IDG avait envie de faire autre chose et de publier des manuels d’informatique plus accessibles à tout un chacun.

John Kilcullen, le président, parfois frustré de ne pas comprendre l’informatique comme il l’aurait souhaité, s’est souvenu d’avoir entendu un consommateur  se plaindre dans une boutique informatique du fait qu’il n’y avait pas de livre simple pour lui expliquer les bases du système d’exploitation DOS, un “DOS pour les dummies”, en somme. Le concept était trouvé.

© John Wiley and Sons

Pourquoi une couverture jaune et noire ?

La première maquette de la couverture était blanche, avec un dessin type BD, mais John Kilcullen ayant lu un article de Forbes sur l’impact émotionnel de la couleur, opta finalement pour le jaune. Et la couleur noire était celle qui tranchait le mieux.

La plupart des acheteurs des chaînes de librairies n’ont d’abord pas voulu commander le livre car ils avaient peur que leurs clients puissent se sentir insultés par le terme “dummies”. Ensuite, tout est allé très vite.

En 2 semaines, le premier tirage de Dos For Dummies (7.500 exemplaires) a été intégralement vendu, et en un peu plus d’un an, 1,5 millions d’exemplaires ont été achetés.

Un réel attachement à la marque

Au point que les lecteurs écrivent pour demander s’il n’existe pas un livre sur leur problème spécifique. C’est ainsi que, après l’informatique, la collection s’est progressivement étendue aux domaines les plus variés, culture générale, vin, histoire….

Un développement international, avec une certaine frilosité au départ

La plupart des éditeurs étrangers ont d’abord évité de reproduire la maquette jaune et noire, jugée très agressive et tenté de changer le titre. En France, une première éditon intitulée L’essentiel du DOS s’est relativement peu vendue. Un an après, une fois la maquette US de la couverture reproduite et le titre Dos pour les Nuls adopté, les ventes ont décollé très vite. Les Editions First ont développé la collection de façon spectaculaire en créant de nouveaux titres à succès, comme L’histoire de France pour les nuls (plus de 600 000 exemplaires vendus) ou produits dérivés.

For Dummies, désormais une marque Wiley, c’est aujourd’hui :

  • 10  livres vendus par minute aux Etats-Unis
  • + de  250 millions de livres imprimés (Windows for Dummies reste le manuel informatique le plus vendu au monde – 15 millions d’exemplaires -)
  • + de 1.800 titres publiés dans plus de 30 langues et 100 pays
  • une présence active en ligne et sur les réseaux sociaux (@ForDummies @pourlesnuls)

Merci à Marc Mikulich, VP Brand Management and International Rights et à l’équipe de John Wiley & Sons et pour ces informations.  Les sites : For DummiesPour les Nuls

 

Pitch different! Vidéo-itw de Jacques Birol par Guilhem Bertholet

Jeudi 20 octobre 2011
Par DG

« Pitchez pour gagner ! Pitchez comme personne, pitchez comme vous êtes, soyez unique. Maîtrisez les 5 comportements clefs qui feront de vous un expert entrepreneur… et, dernier conseil, ne vous prenez pas trop au sérieux. »
Tonique, un peu décalé, singulier, tout ce que nous aimons !

Jacques Birol est l’auteur de 52 Conseils Eternels pour innover et entreprendre, d’après les maximes de Baltazar Gracian, premier livre « coup de coeur » de Syntec Management.

Ce que j’ai appris de Steve Jobs par Guy Kawasaki

Vendredi 14 octobre 2011
Par DG

Voici la traduction d’un article que Guy Kawasaki vient de rédiger pour CNET News (VO ici)

« Beaucoup ont écrit sur les leçons à tirer de la réussite de Steve Jobs. Mais parmi eux, peu sont ceux qui ont travaillé à ses côtés et peuvent apporter un témoignage de première main sur cette expérience. Je ne veux pas que ces enseignements se perdent ou finissent oubliés ; permettez-moi de partager avec vous une liste des douze leçons les plus importantes que j’ai apprises auprès de Steve Jobs.

1. Les experts ne savent pas faire

Les experts (journalistes, analystes, consultants, banquiers et gourous) ne peuvent pas « faire » : ils se contentent donc de « conseiller ». Ils peuvent mettre le doigt sur ce qui cloche dans votre produit, mais ils sont incapables d’en créer un génial. Ils peuvent vous dire comment vendre quelque chose, mais sont incapables de vendre par eux-mêmes. Ils peuvent vous conseiller sur la gestion de vos équipes, mais n’ont en général à leurs ordres qu’une seule personne. À titre d’exemple, au milieu des années 1980, les experts nous répétaient à loisir que les deux gros défauts de Macintosh étaient le manque d’un pilote d’imprimante à marguerite et l’absence de Lotus 1-2-3. Ils affirmaient en outre que Compaq était l’avenir de l’informatique. Écoutez les conseils des experts, mais rappelez-vous que rien ne vous oblige à les suivre.

2. Les clients ne savent pas ce qu’ils veulent

« Les études de marché d’Apple » n’existent pas. Le focus group d’Apple consistait en un dialogue entre les deux hémisphères du cerveau de Steve Jobs. Si vous demandez aux clients ce qu’ils veulent, ils répondront tous la même chose : « meilleur, plus rapide et moins cher ». Bref, un produit identique amélioré, non un produit révolutionnaire. Cela, parce qu’ils ne peuvent concevoir leurs besoins qu’en fonction des produits qui leur sont familiers : à l’époque de la naissance du Macintosh, tout ce que le public disait souhaiter, c’était des PC MS-DOS meilleurs, plus rapides et moins chers. Le seul filon vraiment riche à exploiter si vous êtes une start-up de l’informatique, c’est de créer le produit que vous voulez utiliser ; c’est exactement ce qu’ont fait les deux Steve, Jobs et Wozniak.

3Soyez constamment à l’affût de la prochaine innovation

Ne pas se contenter d’améliorer un produit existant rapporte gros. Là ou les meilleurs producteurs d’imprimantes à marguerite se contentaient d’inventer de nouvelles polices et de proposer davantage de tailles, Apple devançait l’innovation en créant l’imprimante laser. Pensez à l’histoire de la réfrigération : nous sommes passés de la récolte de blocs de glace à la fabrication de glace puis enfin au réfrigérateur moderne. Le froid 1.0, 2.0 et 3.0, en somme. En êtes-vous encore à récolter de la glace dans un lac gelé en hiver ?

4. Les réalisations exceptionnelles  viennent des plus gros défis

Ma plus grosse crainte à l’époque ? Que Steve me dise que mon travail ne valait rien. Devant tout le monde. Cette crainte représentait pour moi un gros défi. Faire la concurrence à IBM puis à Microsoft représentait un gros défi. Changer le monde représentait un gros défi. À l’image des autres employés d’Apple, passés et présents, je donnais le meilleur de moi-même parce qu’un travail de qualité était indispensable pour relever tous ces défis d’envergure.

5. Le design compte

Steve était très exigeant en termes de conception graphique : certaines nuances de noir n’était pas assez noires. Le commun des mortels pense que noir c’est noir, et qu’une corbeille est une corbeille. Steve était ultra-perfectionniste (Steve Jobs : le perfectionniste contre-attaque), certes, mais cela ne l’empêchait pas d’avoir parfaitement raison. Si l’apparence d’un produit n’est absolument cruciale que pour quelques consommateurs, nous l’apprécions tous de manière plus ou moins consciente. Qui sait, un bon design pourrait vous aider à conquérir des segments clef du marché.

6. La clef du succès : être agréable à l’œil et facile à lire

Jetez un œil sur les diapos de Steve. Police soixante, accompagnée d’une grande capture d’écran ou d’un grand graphique. Comparez cela avec les diapos d’autres présentateurs du même secteur, dont la plupart ont pourtant vu Steve en action. Police huit, zéro images. Si tant de gens disent que Steve était le roi du lancement de produit… pourquoi ne sont-ils pas plus nombreux à suivre son exemple ?

7.  Savoir changer d’avis est un signe d’intelligence

Au début de l’histoire de l’iPhone, les applis n’existaient pas. Steve les avait bannies en décrétant qu’il était impossible de savoir les effets pervers qu’elles pouvaient avoir sur votre téléphone. Pendant près de six mois après le lancement, les usagers ont dû se contenter d’applis web Safari, jusqu’à ce que Steve décidât (ou que quelqu’un réussît à le convaincre) que les applis étaient, bien sûr, l’avenir de l’iPhone. C’était si évident ! Apple réussit à passer très vite des applis web Safari à « il y a une appli pour ça ».

8. « Valeur » et « prix », ce n’est pas la même chose

Je vous plains sincèrement si vous prenez toutes vos décisions en fonction du prix. Je vous plains d’autant plus si votre seul atout compétitif, c’est votre prix. Le prix n’est pas la seule chose qui compte : ce qui est vraiment important, du moins aux yeux de quelques personnes, c’est la valeur. Et la valeur englobe tout un tas de choses : formation, assistance, plaisir de l’utilisateur qui sait être en possession du meilleur appareil du marché. Je mettrais ma main à couper que personne n’achète un produit Apple parce qu’il est le moins cher.

9. Embauchez des gens plus forts que vous

En réalité, Steve disait que le meilleur prend soin d’embaucher quelqu’un d’aussi brillant que lui. Je vais un peu plus loin : ma théorie, c’est que le meilleur doit embaucher plus doué que soi. En tout cas, il est évident que le médiocre embauche le moins bon pour pouvoir se sentir supérieur, et que le moins bon embauche le pire en suivant le même raisonnement. Si vous commencez à embaucher des médiocres, attendez vous à ce que « le niveau baisse » dans votre entreprise (ce que Steve appelait « la multiplication des ânes »).

10. Un vrai patron fait lui-même la démo de son produit

Steve Jobs était capable de lancer un pod, pad, phone ou Mac deux ou trois fois par an devant des millions de personnes. Alors pourquoi tant de P-DG délèguent-ils cette tâche à leur responsable innovation ? Admettons, en leur accordant le bénéfice du doute, qu’ils veulent montrer que le produit est le fruit d’un effort d’équipe. Sinon, cela voudrait dire que le P-DG ne comprend pas suffisamment bien ce que fait son entreprise pour pouvoir l’expliquer à un public. Ce qui serait franchement pathétique, quand même.

11. Un vrai patron sait lancer le produit au bon moment

Malgré tout son perfectionnisme, Steve savait quand l’heure était venue de s’arrêter et de lancer son produit. Peut-être celui-ci n’était-il pas toujours parfait, mais il était presque toujours suffisamment bon pour être lancé. La leçon à retenir ici est que Steve ne peaufinait pas pour l’amour du peaufinage, car il avait un but précis en tête : lancer son produit pour parvenir à dominer les marchés existants dans le monde et, pourquoi pas, en créer de nouveaux. Apple est une entreprise centrée sur la production, pas sur la recherche et le développement. Qui préféreriez-vous être : Apple ou Xerox PARC ?

12. La recette du marketing est simple : le produit doit être unique et utile

Pensez à des quadrants : en abscisse, le caractère unique ou non de votre produit par rapport à la concurrence ; en ordonnée, l’utilité de votre produit. Dans le quadrant en bas à droite, vous êtes utile mais guère unique, et devrez donc concurrencer sur les prix. En haut à gauche, unique mais peu utile : vous serez roi d’un marché inexistant. En bas à gauche, ni l’un ni l’autre : j’ai le regret de vous annoncer que vous êtes un âne. Dans le quadrant supérieur droit, par contre, vous avez toutes les qualités : votre produit, à la fois unique et utile, vous rapportera richesse, amour et gloire. L’iPod est un bon exemple : il constituait la seule manière de télécharger facilement, de façon légale et peu chère, la musique proposée par les six plus gros labels.

Bonus : parfois, il faut le croire pour le voir

Lorsque vous serez occupé à devancer l’innovation, à ne pas suivre bêtement les experts, à relever des défis d’envergure, à peaufiner le design et à créer un produit utile et unique, vous aurez besoin de convaincre les autres de croire en ce que vous faites pour que vos efforts puissent porter leurs fruits. Les gens avaient besoin de croire en le Macintosh pour qu’il devienne réalité. Idem pour l’iPod, l’iPhone et l’iPad. Vous n’emporterez pas l’adhésion de tout le monde, mais ce n’est pas grave. Qui veut changer le monde doit savoir au départ faire changer d’avis quelques personnes. C’est, de toutes les leçons de Steve, celle qui m’est la plus chère. »

Guy Kawasaki a publié chez Diateino L’Art de se lancer, La Réalité de l’entrepreneuriat et L’Art de l’enchantement (traduction et préfaces Marylène Delbourg-Delphis)

Pour télécharger les ebooks, c’est ici

 

Vers une révolution des modèles de management ? Conférences de Vineet Nayar : CCI de Paris (département MRH d’HEC et ANDRH), Congrès HR

Vendredi 7 octobre 2011
Par DG

 

 

Renverser les règles conventionnelles du management, en mettant la direction au service des employés les plus proches des clients, telle est la stratégie du changement qui a conduit au succès exceptionnel de  HCL Technologies, l’une des multinationales Indiennes de services IT qui connaît depuis 2005 la croissance la plus rapide.

Vineet Nayar, patron du groupe HCLT présentait mercredi soir ses pratiques de management  innovantes décrits dans son livre Les employés d’abord, les clients ensuite devant une salle comble à la Chambre de Commerce de Paris. La conférence était animée par Charles-Henri Besseyre des Horts et Kevyn Yong, professeurs au département MRH d’HEC, en partenariat avec l’association ANDRH (le compte-rendu de l’association est ici). Standing ovation en final !

Hier matin, salle comble encore au Congrès HR, au Pré Catelan en séance plénière (une conférence organisée et animée par Charles-Henri Besseyre des Horts).

0 slide ! Vineet est un « raconteur d’histoires », et  l’attention de son auditoire  est  immédiatement captée. Il explique comment il a su favoriser au sein de son entreprise une culture d’insatisfaction permanente, pour que son groupe ne s’endorme pas sur ses acquits. Tout cela repose à l’évidence sur la confiance qu’il a su inspirer.

« La plupart des salariés savent très exactement ce qui ne va pas dans l’entreprise, parfois même avant la direction, ou en tout cas avant que la direction ne soit prête à admettre l’existence du problème. Si vous faites circuler l’information librement et que vous reconnaissez publiquement l’existence d’un problème, un sentiment d’appartenance naîtra chez les employés. Ils commenceront à comprendre que les problèmes de l’entreprise sont aussi les leurs, pas seulement ceux des dirigeants.»

Plutôt que de laisser vos employés critiquer leur entreprise sur Facebook et les réseaux sociaux, pourquoi ne pas mettre à leur disposition une plateforme d’échanges et encourager les critiques ?  Toute critique et doit pouvoir être exprimée, elle est en réalité positive, puisque cela implique que la personne pense pouvoir changer les choses.

« En tant que P-DG, dirigeant ou manager, il faut arrêter de se considérer soi-même comme la seule source de changement. Il faut résister à l’obsession de répondre à chaque question ou de donner une solution à chaque problème. Au contraire, il faut commencer à poser soi-même les questions, à envisager les autres comme une source de changement, et à transmettre la responsabilité de la croissance de l’entreprise à une nouvelle catégorie de leaders, celle qui est plus proche de la zone de création de valeur. C’est la seule manière de commencer à créer une entreprise autogérée et autonome, où les employés au cœur de la zone de création valeur ont le sentiment d’être aux commandes, au sein de laquelle ils s’épanouissent, concentrés sur le changement et l’innovation.»

Saluant au passage Steve Jobs,  « Pas d’inquiétude pour Apple après son départ, car il a su créer ce type de culture au sein de son entreprise.» , Vineet ajoute ensuite avec humour : ma fonction est désormais obsolète, c’est pour cela que je suis avec vous aujourd’hui, pour partager mon expérience, au lieu d’être dans mon entreprise.

 

 

 

Marketing et Géolocalisation sociale, le dernier né de la collection Médias Sociaux

Vendredi 24 juin 2011


La collection Médias Sociaux, dirigée par Jean-Noël Chaintreuil, vient de s’enrichir d’un nouveau livre, rédigé par Clément Vouillon, avec la participation de Louis André et l’expertise de Catherine Ertzscheid comme relectrice, sous la direction éditoriale de Claire Gautier.

Comme l’écrit Grégory Pouy dans sa préface, « La géolocalisation sociale est une tendance évidente pour les prochaines années et l’Internet mobile LA prochaine révolution. » Nous ne pouvions pas passer à côté d’un tel sujet.

Grâce à ce livre, vous serez capable de :

• Comprendre les enjeux de la géolocalisation sociale.

• Évaluer les problèmes liés à la confidentialité des informations avec ce nouveau média.

• Utiliser ces nouveaux outils dans votre stratégie marketing pour recruter des prospects et fidéliser votre clientèle sur un mode collaboratif.

• Découvrir des opérations réussies dans divers secteurs : restauration, événementiel.

De nombreux exemples et schémas ! Vous découvrirez (ou retrouverez) les principaux opérateurs de ce marché,  le repositionnement de l’opérateur français Plyce, avec le compte-rendu d’un entretien avec Sandrine Dirani, cofondatrice de Plyce.

La conception graphique de la couverture a été faite par le talentueux Geoffrey Dorne, comme toutes les couvertures de la collection Médias Sociaux.

Pour commander le livre, c’est ici.

Pour retrouver l’actualité de ce livre sur Facebook, c’est . Nous avons hâte de lire vos commentaires, découvrir vos photos…

POUR TOUTE COMMANDE PASSEE SUR LE SITE DIATEINO, nous vous offrons votre compagnon de vacances pour vous lancer à la rentrée, le cahier d’exercices Poke the Box de Seth Godin. A vous de jouer !

« Il ne s’agit plus de suivre les règles, mais de les inventer. » Seth Godin

Jacques Birol : « Faites confiance aux « Même pas peur » » !

Lundi 27 juin 2011
Par DG


Qu’est-ce qui fait la différence entre les entrepreneurs qui innovent  et les managers qui réussissent ?  Une réponse intuitive courante :  «l’entrepreneur prend des risques ». C’est vrai, et c’est également faux. Il prend des risques, mais pas où on le pense. Pour le risque financier, il serait plutôt plus prudent que les managers professionnels. Normal quand pour «  Golden hello »  il a  le souvenir de plusieurs années de régime sec et que  son seul «  Golden parachute »  possible est son capital.

Les risques, il les prend ailleurs : il n’a pas peur de se faire plus bête qu’il n’est pour mettre à l’aise ses interlocuteurs, il n’a pas peur de défier les études de marché par une bonne observation personnelle du terrain, il n’a pas peur d’avancer malgré le flou d’une situation.  Il n’a pas peur de l’inattendu, qu’il va jusqu’à désirer. Il sait au fond de lui qu’il y puisera l’essence de sa différence, celle qui le rendra unique.

Il n’a pas peur d’avancer sans savoir, mais d’avancer pour savoir. Un jeune entrepreneur témoignait récemment devant des élèves d’un grande école sur ce qui fait la spécificité d’un entrepreneur qui se lance. Il se surprit lui-même de sa réponse : « J’évolue à 80% du temps en dehors de ma zone de compétence. Dans le fond, c’est peut être ce qui me motive, je n’ai pas peur ».

On pourrait les appeler les « Même pas peur », au premier rang desquels les jeunes, ceux sans expérience, ceux qui ont monté Apple, Renault, ou Google à moins de 25 ans. Faisons confiance aux « Même pas peur », on en a besoin aujourd’hui plus que jamais : pour renforcer, remettre en cause l’ordre établi et inventer les business model de l’économie de demain.

Et créer de l’emploi. C’est l’opinion de Terry Matthews, l’entrepreneur planétaire qui atteint 90% de succès en approchant les 100 entreprises lancées. Elle mérite réflexion.

Jacques Birol

Nota : l’idée des « Même pas peur »  a été présentée par Jacques Birol aux Conseils en Management à l’occasion du premier coup de cœur du Syntec décerné à son ouvrage 52 Conseils Eternels pour entreprendre et innover.

Retrouvez les autres billets de Jacques Birol sour ce blog ici , ici et . Son interview de Marylène Delbourg-Delphis (vidéo) : ici.

Et enfin sa sélection des meilleures vidéos pour les entrepreneurs sur son site  52-tiki.com

 

 

Employees first customer second- Les Employés d’abord, les clients ensuite – vidéo de Vineet Nayar

Jeudi 7 juillet 2011
Par Denis Roditi

Dans cette vidéo, le CEO indien résume les théories managériales résumées dans ce livre. Symbolisées par l’inversion de la pyramide hiérarchique, celles-ci prônent surtout la décentralisation du pouvoir, le partage des responsabilités et la transparence. En cinq ans, l’auteur de « Employees first customer second » a fait de HCL Technologies, une SSII de taille mondiale (chiffre d’affaire en 2010 : 5,7 milliards de dollars) le bastion de sa révolution managériale. Sur un ton posé, et toujours avec modestie, il expose ses convictions et les questionnements qui l’ont amené à fonder sa philosophie.

« Le capital humain est en train de devenir le centre de l’innovation. C’est ce qui fera la plus grande différence entre le succès ou l’échec pour toutes les organisations, quelle que soit leur nationalité, le pays, le type de marché, etc. […] Nous nous sommes posés quatre questions fondamentales : dans quel cœur de métier nous situons-nous ? Et la réponse n’est pas les services IT, mais la valeur ajoutée que nous apportons à nos clients. Je parle bien de valeur, et non de volume. Deuxième question : dans notre business, où cette valeur est-elle créée ? Nous pensons qu’elle l’est à l’interface de nos clients et nos employés. Pas au siège social, mais dans le rapport entre nos managers et le client. La troisième question est : qui créé la valeur ajoutée qui va booster la croissance de l’entreprise? Réponse : les employés. Vient alors la question la plus fondamentale de toutes : si ce sont les employés qui créent cette valeur ajoutée qui permet à l’entreprise de croître, quel devrait être le meilleur mode de management ? Depuis 2005, nous avons considéré qu’il était de motiver, d’encourager, de mettre nos employés dans les meilleures conditions possibles pour réaliser cette croissance.»

«Il y a deux principales façons de rendre ce modèle opérationnel. La première est de faire en sorte que les managers soient autant responsables face aux employés que les employés le sont face aux managers. […] La seconde est d’adopter la question « Que puis-je faire pour vous ? » comme philosophie. Le simple fait de poser cette question transforme la façon dont votre manager va se comporter vis-à-vis de vous et vice-versa.»

Pourquoi Google+ génère 100 fois plus de commentaires que Twitter

Jeudi 21 juillet 2011

Guy Kawasaki est sur Google+ depuis 2 semaines.

Il relate pour American Express Forum une expérience récente. Il proposait récemment sur Twitter, Facebook et Google+ d’offrir son livre Enchantment à celui qui devinerait le premier quel jeu de mots se cachait derrière des plats sur une photo. Voici le nombre de commentaires qu’il a reçus :

- 45 sur Twitter (où il est suivi par 377 748 followers) ;

- 97 sur sa page Facebook Guy Kawasaki (54 884 fans) et 94 sur sa page Enchantment   (26 971 fans) ;

- 105 sur Google+ (10 000 suiveurs, selon Google+).

 

 

Le texte était à peu de choses près le même pour les 3 réseaux sociaux, la photo était la même, et l’information postée à la même heure. Après avoir calculé le ratio nombre de suiveurs/nombre de commentaires, Guy Kawasaki analyse les possibles raisons de cette meilleure implication de ses followers sur Google+ :

- Les utilisateurs actuels de Google+ sont des geeks, qui de ce fait le connaissent probablement et ont donc davantage tendance à commenter ses posts ;

- Lui-même intervient plus facilement de manière personnelle sur Google+, favorisant ainsi l’interaction ;

- Le nombre de suiveurs/fans annoncé sur ces plateformes ne serait pas juste ;

- En admettant que ce nombre soit juste, il est probable que le fait de le suivre depuis peu, sur une nouvelle plateforme,  incite davantage à l’interaction, même s’il s’agit de quelqu’un qui le suit déjà sur Twitter depuis 3 ans ;

- Google+ favorise davantage d’engagement, pour on ne sait trop quelle raison…

Retrouvez l’intégralité de cet article en anglais ici.

Et vous, quelle est votre expérience sur Google+ ?

Faites place nette pour la rentrée !

Lundi 25 juillet 2011
Par DG

Voici un extrait d’un article publié récemment par Monica O’Brien sur son blog (La thésaurisation numérique, le fatras sentimental et le refus de se séparer du passé), traduit par Inès Michelini et reproduit ici avec son accord.

« Everett Bogue, adepte du minimalisme extrême, me semble beaucoup plus versé que moi dans l’art de l’épure. Loin de se contenter de pratiquer le détachement vis-à-vis des possessions matérielles, il pousse le minimalisme jusqu’à se défaire de ses données numériques et n’hésite même pas à se séparer de ses souvenirs. En décembre 2010, il a supprimé l’ensemble de ses fichiers numériques (photos, textes écrits au lycée, tout le contenu de son blog pourtant très populaire, la liste ne s’arrête pas là) pour faire place à ce qu’il appelle « les données vivantes » : du contenu dont la durée de vie n’excède pas l’utilité et qui évolue au fil du temps, devenant de plus en plus intelligent. Il déclarait ainsi lors d’une interview :

« Dans un monde en perpétuel changement, les accès de sentimentalisme ou de nostalgie peuvent s’avérer incroyablement troublants pour notre psyché. Les jours me semblent maintenant durer des années, les heures durer des jours. Tout ce que j’étais me semble maintenant faire partie d’un passé extrêmement lointain. Je crois que si j’avais conservé des choses datant de l’époque du lycée par exemple, les voir me ramènerait brusquement des années en arrière, ce qui serait très douloureux. Je préfère vivre l’instant présent. »

Il explique par la suite comment, maintenant qu’il n’est plus encombré par les souvenirs de sa vie passée, il peut se déplacer plus rapidement et, surtout, créer plus brillamment.

(…)

Gmail a été le premier à jouer sur l’idée, ô combien consumériste, de ne plus jamais avoir à nous séparer de nos données, comme le reflète sa devise : « N’effacez plus jamais un seul e-mail ». « Souvenez-vous de tout ! » nous encourage pour sa part Evernote ; « Emportez vos fichiers partout ! » nous rassure Dropbox. À une époque ou Google, Apple et Amazon se livrent une « guerre des nuages » sans merci, espérant vous convaincre de leur confier tout votre contenu numérique pour un modique abonnement mensuel, l’espace de stockage ne coûte presque rien. Conclusion : comme peut en témoigner le cimetière de jouets qu’est maintenant votre chambre dans la maison de vos parents, les vieilleries ont le don de s’accumuler là où il y a de la place, et notre vie numérique ne fait pas exception.

D’un autre côté, des sociétés comme Netflix, Hulu et de nombreuses autres préfèreraient que nous ne possédions plus rien. « Les médias sont faits pour être consommés en streaming ! » crient-ils. Nous sommes censés payer pour le droit d’accéder aux fichiers, non pour les fichiers eux-mêmes. Wikipédia ne vous montre que la version la plus récente d’un article donné, non l’historique entier des révisions. Instagram ne propose aucune solution facile pour télécharger vos photos, seulement des manières de les partager aisément.

Peut-être Internet, avec son vaste répertoire de pages innombrables, fouillis perpétuel de liens, articles et tweets en désordre, est-il un handicap. Peut-être la nouvelle génération de créations et d’innovations, tout ce que nous promet cette nouvelle connectivité sociale, n’est-elle que l’ombre de ce qu’elle aurait pu être sans ce foisonnement de contributions. Peut-être un blog n’avait-il jamais été pensé pour faire l’historique de la vie de l’auteur, mais avait au contraire été imaginé comme une extension éphémère de ce qu’est l’auteur à un moment donné.

Ce n’est pas parce qu’on peut faire quelque chose qu’il faut absolument le faire.

J’ai choisi de dresser ici une liste de tout ce que je (et vous) peux faire pour apprendre à jeter. La solution passe par deux principes tout simples :

- effacer ce dont vous n’avez pas besoin;

- réorganiser ce qui reste en créant des dossiers bien étiquetés pour pouvoir vous y retrouver facilement à l’avenir.

  • Sur votre ordinateur

Débarrassez-vous des applis que vous n’utilisez pas. Je vise surtout ici les versions d’essai de celles que vous n’avez pas l’intention d’acheter (j’ai beaucoup de mal à respecter cette règle).

Ouvrez un compte payant chez Dropbox. Transférez-y tous les fichiers de votre ordinateur et de vos autres appareils (téléphone, tablette, netbook, etc.). Pourquoi tout mettre sur Dropbox ? Pour créer une sorte de « taxe sur le fatras », c’est-à-dire devoir payer de l’argent pour tout cet espace de stockage que vous utilisez, ce qui devrait vous inciter à le réduire au plus vite. Effacez toutes votre musique, toutes vos photos et tous vos documents de votre disque dur une fois ceux-ci transférés sur votre compte.

  • Sur votre espace de stockage en mode cloud

Avant de synchroniser votre compte Dropbox avec votre ordinateur, organisez-le et effacez tous les vieux fichiers inutiles. Deux de mes dossiers me viennent à l’esprit tout de suite : celui intitulé « BORDEL », dans lequel je mets tous les fichiers qui traînent sur le bureau quand je veux le nettoyer, et celui intitulé   »CV « , qui contient tous les CV et lettres de motivation que j’ai pu écrire depuis la fin de mes études (il y a cinq ans).

Effacez la musique, les photos, les livres, les PDF que vous êtes sûr de ne jamais vouloir relire, réécouter ou regarder à nouveau. La photo de famille gâchée parce que vous aviez mis le doigt sur l’objectif, par exemple.

Transférez tous les fichiers en lecture seule (musique, photos, livres) sur un service comme Amazon Cloud Drive pour économiser des frais de stockage.

Essayez de passer à un compte gratuit sur Dropbox. À l’heure actuelle, je paye 10 dollars pour 50 gigas de stockage, desquels j’utilise un peu plus de la moitié. Pourtant, le nombre de documents sur Dropbox que je consulte régulièrement à l’heure actuelle tourne autour de 10.

  • Sur votre téléphone ou tablette

Transférez fichiers, livres et musique sur Dropbox.

Effacez les vieilles applis que vous n’utilisez plus.

Effacez vieux textos, messages vocaux et journal d’appels.

Effacez les numéros des gens avec qui vous n’êtes plus en contact.

Réévaluez votre forfait. Avez-vous vraiment besoin d’un forfait 3G sur votre tablette ? D’un forfait SMS illimités sur votre téléphone ?

  • Sur votre télévision

Effacez certaines séries de votre disque dur DVR. J’ai déjà vu tous les épisodes de Dr. House et toutes les saisons de The Office. Je n’ai jamais regardé Southland.

Réévaluez votre abonnement au câble, Canal+ et autres. Est-ce que vous les regardez vraiment ? La télé-poubelle est sans aucun doute la plus grosse perte de temps inutile qui m’ait jamais empêchée de créer par le passé. (Si cela vous intéresse, j’ai fait l’essai de passer sept mois sans télévision.)

  • Sur vos comptes de médias sociaux (Facebook, Twitter, LinkedIn, Google+, etc.)

Choisissez en trois à cinq que vous voulez maintenir actifs. Laissez vos autres profils sur le Net sombrer peu à peu dans l’oubli ou, mieux encore, effacez-les. Il est hautement probable que nombre de vos amis sur Facebook le soient également sur Twitter ou LinkedIn. Vous n’avez pas besoin d’être présent partout.

Débarrassez-vous sans pitié des contacts que vous ne reconnaissez pas, n’aimez pas particulièrement ou à qui vous ne parlez pas. Je me suis imposé une nouvelle règle sur Twitter : ne pas suivre plus de 200 personnes. J’ai pour ambition de réduire ce nombre à 100 dans les six prochains mois.

Débarrassez-vous des groupes qui ne vous intéressent plus. De la même manière qu’essayer de plaire à tout le monde conduit à ne plaire à personne, cliquer « J’aime » à propos de tout et n’importe quoi revient à dire qu’au fond, vous n’aimez rien. Choisissez « d’aimer » les choses qui vous intéressent vraiment.

Mettez à jour votre profil. Si vous êtes comme moi, cela fait des mois, voire des années, que vous ne l’avez pas fait. Effacez les citations de vos années d’étudiant et mettez à jour votre CV.

  • Sur votre blog

Refaites votre site tout entier en suivant cette fois-ci une conception minimaliste. Recommencez à zéro. Revenez à l’essentiel, quelques couleurs suffisent. Votre nouveau site ne doit reprendre de l’ancien que les éléments indispensables.

Supprimez les plug-ins et autres add-ons qui n’ont pas une fonction bien définie.

Effacez vos anciens articles qui :

- ne reflètent pas votre opinion actuelle ;

- s’éloignent trop du sujet principal de votre blog ;

- n’apportent aucune valeur ajoutée à votre site ;

- donnent l’impression d’avoir été écrits à la va-vite.

Si vous faites comme moi partie de ceux qui préfèrent avoir des liens qui marchent plutôt que de rediriger le lecteur vers une page 404, remplacez ces articles que vous avez effacés par un court message qui en donne la raison ou explique au lecteur où il peut trouver davantage d’informations sur ce sujet.

Transférez tous vos brouillons sur un fichier qui servira de pot-pourri d’idées sur Google Docs ou Evernote (tous deux entièrement gratuits). Relisez ce fichier en éliminant au fur et à mesure tout ce qui ne pourra pas vraiment servir pour un article.

Cette liste est courte et j’ai sans doute oublié pas mal de choses. N’hésitez surtout pas à la compléter et à la republier, si le cœur vous en dit.»

Retrouvez le blog de Monica O’Brien ici

Plus d’info sur le livre de Monica Pollinisation Sociale, Les médias sociaux au service de votre entreprise, paru dans la collection Médias Sociaux chez Diateino , une collection dirigée par Jean-Noël Chaintreuil.

La page Facebook du livre est .

 

Lancer une entreprise : 4 idées préconçues selon Tara Hunt

Jeudi 18 août 2011
Par DG

” Voici le conte de fées : deux copains dans un garage ont une bonne idée. Ils contactent des capital-risqueurs, qui financent rapidement leur trouvaille. Le produit est lancé en temps et en heure ; son adoption est sans précédent et ils sont universellement acclamés. La société est immédiatement rentable et entre en  Bourse plus brillamment encore que Google. La société innove et prospère pendant des décennies. Les contes de fées n’existent pas et voici ce qui se passe au cours des prememières années d’une start-up : du cafouillage et de la confusion. „

Guy Kawasaki, La Réalité de l’Entrepreneuriat (traduction Marylène Delbourg-Delphis)

 

Tara Hunt, auteur de l’Effet Whuffie, et cofondatrice de Buyosphere.com est intervenue lors du Festival International des startup à Montréal cet été pour  témoigner des difficultés rencontrées  lors de la création de son entreprise.

Voici donc 4 idées préconçues, selon Tara Hunt, à propos de la création d’entreprise :

1. Lancer une entreprise, c’est facile (le succès de sociétés comme Groupon pourrait faire croire qu’il suffit d’avoir une bonne idée et de foncer). « Si c’était si facile, tout le monde le ferait ».

2. C’est cool d’être son propre patron.

3. Financement = succès

4. Effort = succès.

Voir La vidéo de l’intervention de Tara : ici.

A voir aussi : Marylène Delbourg-Delphis à La Cantine : « Lancer son entreprise : rêver et tenter avec force et armure. »

Six degrés de séparation

Lundi 29 août 2011
Par DG

Alsagora a repéré aujourd’hui un article de Zyrieb Marouf pour 01 net Entreprises portant sur la théorie des six degrés de séparation : Réseaux sociaux, que le monde est petit !

A lire aussi par tous ceux que le titre du livre de Mitch Joel, Six Pixels de séparation, paru dans la collection Médias Sociaux laisseraient perplexes.


Lire un extrait de Six Pixels de Séparation : « Brûlez les vaisseaux ! »

 

Affronter un déluge de mails

Vendredi 2 septembre 2011
Par DG

Qui d’entre vous n’a pas ressenti un vrai soulagement cet été à être loin de ses mails, tweets, et autres contacts virtuels?

Pour jouïr de journées qui passent tout doucement à contempler le paysage, lire  un roman, retrouver le plaisir de repas joyeux partagés entre amis ou en famille ?

Voici ce qu’écrit  Seth Godin : Il n’y a pas si longtemps « un mail manqué était une calamité. Lire tous les flux RSS était capital. Impossible de louper quoi que ce soit ! Et voici qu’arrive une nouvelle génération, celle qui a grandi avec cette abondance de flux d’informations. Pour cette génération, cela n’a pas d’importance de louper un ou dix tweets, d’annuler la souscription à un flux RSS, de ne pas répondre à un mail ou un message. Le nouveau message standard d’absence est à présent le suivant : Lorsque je serai de retour, je supprimerai tous les mails reçus dans ma boîte. Si c’est important, merci de me le renvoyer la semaine prochaine.

Voici ce qui arrive lorsqu’on passe de la rareté à la profusion. Dans un premier temps, nous plongeons avec enthousiasme, puis nous jetons. »

ET vous, quels messages d’absence avez-vous laissés ?  Combien de mails retrouvés dans votre boîte au retour ? Quelle est votre méthode pour gérer la surabondance de mails reçus ?

A voir aussi le post de Monica O’Brien que nous avons traduit : « Faites place nette pour la rentrée »

A vous de jouer ! (extrait de « Poke the Box » de Seth Godin)

Vendredi 9 septembre 2011
Par DG

« • Le premier impératif est d’être attentif : attentif au marché, aux occasions à saisir, à vos propres capacités.

• Le deuxième impératif est d’être instruit, afin de comprendre le monde qui vous entoure.

• Le troisième impératif est de fonctionner en réseau, pour établir une relation de confiance.

• Le quatrième impératif est d’être constant, pour que l’on puisse compter sur vous.

• Le cinquième impératif est de cultiver vos atouts, pour les valoriser.

• Le sixième impératif est d’être productif, pour pouvoir proposer des prix raisonnables.

Mais vous pouvez suivre tout cela à la lettre et échouer quand même. Avoir un travail ne suffit pas. Posséder une usine ne suffit pas. Apprendre un métier ne suffit pas. Avant, c’était suffisant ; plus maintenant.

Le monde change trop rapidement. Sans l’étincelle de l’initiative, il ne vous est laissé d’autre choix que de réagir aux événements. Sans la capacité de se lancer et d’expérimenter, vous êtes coincé, à la dérive, ballotté de tous côtés.

Des milliers de livres et des millions de mémos ont été écrits sur ces six premiers impératifs. On vous les a inculqués sans arrêt à l’école, et les universités comme les patrons se font un plaisir de vous les servir. Mais le septième impératif, lui, ne dépend que de vous.

Le septième impératif fait peur, ce qui explique notre tendance à l’oublier ou à le laisser de côté. Il exige d’avoir du cran, de la volonté et la passion nécessaire pour se lancer à l’aventure. (…)

Oser, voilà toute la différence.

Une chose toute simple sépare ceux qui ont réussi de ceux qui végètent, les entreprises dynamiques en plein développement de celles qui stagnent et font faillite.

Les gagnants sont ceux qui ont fait de l’esprit d’initiative une passion et une habitude. Allez-y, faites une liste. Une liste des personnes et des entreprises que vous admirez. Je suis prêt à parier que ce qui les distingue des autres, ce qu’elles ont en commun, c’est bien ce septième impératif.

Ce qui est difficile, en réalité, ce n’est pas d’apprendre à déterminer le bon moment pour démarrer et celui où il vaut mieux patienter. Le vrai défi, c’est de prendre l’habitude de se lancer. »

Seth Godin

(traduction Inès Michelini)

Télécharger le cahier d’exercices (gratuit)

Salon e-commerce, Paris, Porte de Versailles du 13 au 15 septembre 2011

Mardi 13 septembre 2011
Par Claire Gautier

Le grand rendez-vous européen du e-commerce !

Tous les grands acteurs dans le domaine du e-marketing , des dernières technologies et des services e-commerce sont présents Porte de Versailles du 13 au 15 septembre à Paris avec plus de 550 exposants et 500 conférenciers.

Cette année l’accent est mis  sur les défis des e-marchands, logistiques notamment. Outre les 6 postes européennes présentes, Amazon services Europe présente ses nouvelles activités de vente en ligne à côté de Vente-privee.com ou La Redoute…

Autre nouveauté, deux espaces dédiés au « Mobile Commerce » et au « Social Commerce ».

Des formations payantes, de nombreuses conférences gratuites, comme celle sur l’e-réputation qui a fait salle comble mardi après-midi, permettent d’appréhender l’ensemble des questions sur l’e-commerce.

S’il existe un secteur qui n’est pas gagné par la morosité ambiante c’est bien l’e-commerce : selon l’Association de l’économie numérique (Acsel), le chiffre d’affaires de l’e-commerce en France a été de 28,8 milliards d’euros en 2010 en hausse de 28% sur un an.  « 72% des Français achètent en ligne » d’après la Fevad (Fédération e-commerce et vente à distance).  L’influence de l’e-commerce n’est plus à démontrer que ce soit dans sa progression ou dans le changement de comportement dans les habitudes de consommation. Reste à maîtriser ces technologies qui se développent constamment !

Plus d’info ici, et .

Lancement aujourd’hui international et simultané de « We are all Weird » de Seth Godin

Mercredi 21 septembre 2011
Par DG

Fantastique lancement aujourd’hui du nouveau livre de Seth Godin aux Etats-Unis, en Chine, en Corée, en Indonésie, en Italie, en Allemagne et dans les pays francophones (par Diateino, bien sûr :) ).

Une jaquette originale, conçue par Seth Godin, que vous aurez le plaisir de découvrir, où l’image prime (ne dévoilons pas tout, tout de suite…).

Comme l’écrit Seth Godin, ce livre est à lire d’urgence,et  il le considère comme l’un de ses livres les plus importants. Seth encourage ses lecteurs à échanger leurs impressions sur Twitter  #weirddomino et à le prêter. « Les livres qui valent la peine d’être achetés sont des livres qui valent la peine d’être prêtés. (..) Nous reviendrons dans les prochaines heures sur ce livre, les premiers commentaires et diffuserons les liens vers ces commentaires  dans ce blog.

Vous pouvez acheter ce livre sur notre site dès aujourd’hui (envoi le jour même), il est aussi accessible sur Kindle, et sur la plateforme izibook comme tous nos ebook.

Nous avons hâte de lire vos premières impressions !

Nous sommes tous singuliers : Exit le marketing de masse Seth Godin

Mercredi 21 septembre 2011
Par DG

Les premiers commentaires :

« Le message de ce livre est simple : « Fini le je-m’en-foutisme ! »  Il s’agit de vous pousser à vous soucier de ce que vous faites et, ce qui est tout aussi important, de pour qui vous le faites. L’apathie au travail est une relique d’une ère passée et, comme le montre très bien Seth, une mentalité que vous conservez à vos risques et périls. Vous êtes vivant et salarié ? Pas d’excuse, soyez singulier. »  – Chris Taylor, fondateur d’ActionableBooks.com

« Ce livre parlera à toute personne désireuse de mener une tribu, d’être authentique, de danser au rythme de sa propre musique et de changer les choses. Si votre petite voix critique intérieure (la résistance) vous répète chaque jour que vous ne servez à rien, que votre travail est médiocre et que vous ne changerez jamais rien, achetez ce livre. Soyez différent et fier de l’être ! » – Sherold Barr, life coach de femmes entrepreneurs

Et voici la critique de Jacqueline Novogratz, fondatrice du fonds Acumen :

 

«  Nous sommes tous singuliers, le dernier livre de Seth Godin, est un chant de liberté, un manifeste exubérant, avec la richesse du choix apportée par l’argent, les marchés, Internet et notre connexion croissante avec le reste du monde. Il affirme que l’ère du marketing de masse est terminée (heureusement) et qu’en tant qu’humains nous ne cherchons pas seulement à consommer mais à « connecter », à rencontrer ceux qui partagent nos centres d’intérêts, voire à créer ou rejoindre des « tribus ». Nous y sommes encouragés à être des individus, à nous spécialiser plutôt que de nous fondre dans la masse ou d’être « normaux », et c’est là toute sa richesse. Comme le dit Seth : « L’important n’est pas la chose ». Interagir, choisir, faire ce que l’on aime : voilà l’important.

Seth a conseillé pendant de nombreuses années l’organisation que j’ai fondée, Acumen Fund. Il nous rappelle constamment de ne pas avoir peur de nous concentrer sur de petits groupes d’adeptes qui choisissent de s’engager, et je peux constater que cette leçon a été brillamment exposée dans Nous sommes tous singuliers. Nous avons le luxe extraordinaire d’avoir le choix, et pour la plupart d’entre nous, de faire ce que nous voulons faire. La façon dont nous utilisons ce choix pour rendre la vie de ceux qui nous entourent plus riche grâce à notre présence est cruciale dans la perception qu’à Seth Godin du marketing et de la création de systèmes, qui libèrent nos énergies plutôt que de les étouffer, quelles que soient notre identité, notre provenance ou notre langue.

Lisez ce livre lentement, puis relisez-le, car les leçons sont riches et sages. Faire partie de la tribu de Seth est ma plus grande fierté. »

Ebook disponible ici et sur Kindle

Autres livres de Seth Godin parus  chez Diateino : Tribus, Etes-vous indispensable (Linchpin), Poke the Box.

 

 

 

 


L’aplatissement progressif et inexorable de la courbe en cloche (extrait de « Nous sommes tous singuliers : Exit le marketing de masse » de Seth Godin)

Vendredi 23 septembre 2011
Par DG

« Tout le concept de masse repose sur le centre, le bon gros centre, bien gras, bien riche, facilement exploitable. Gouvernements, vendeurs, professeurs, tous cherchent à servir la masse pour mieux en profiter. Mais ce centre est justement en voie de disparition. (…)

L’explosion de l’offre, l’explosion du nombre d’enseignes et la lutte constante pour conserver des parts de marché ont poussé ces fameux « ils » à repenser leur vision de l’offre. « Ils » ont fini par comprendre que le grand public, le milieu de la courbe, est un marché facile à satisfaire (à condition d’obtenir sa clientèle), mais dont la taille a trop diminué pour représenter un nombre de clients suffisant. Il y a trop de clients potentiels dans les marges pour pouvoir les laisser de côté. » Seth Godin (Traduction : Inès Michelini)

 

 

Gamification : l’avenir des réseaux sociaux ?

Vendredi 30 septembre 2011
Par Denis Roditi

N’importe quelle tâche routinière peut-elle devenir un jeu ? C’est en tout cas l’un des paris de la « gamification ». Un terme né en 2008 que Gabe Zichermann, l’un des gourous de cette tendance, définit comme « le procédé visant à intégrer des pensées et mécanismes issus des jeux vidéo pour drainer des audiences et résoudre des problèmes ». Simple expansion numérique des programmes de fidélité pour les uns, révolution visant à « ludifier »  toute activité – bien au-delà des approches purement marketing – pour les autres, ce concept né aux Etats-Unis s’annonce peut-être comme le successeur des réseaux sociaux.

Souvent cité comme exemple, Foursquare comporte la « quincaillerie » de la gamification dans son acceptation la plus basique. Système de badges basé sur la géo-localisation, jeu de rôle avec l’élection d’un « maire », l’application est pourtant loin de résumer toutes les possibilités de la gamification.

Intégrée dans le cadre d’une stratégie marketing de conquête ou de fidélisation de clients, la gamification permet d’accroître l’attractivité d’une entreprise. C’est en tout cas le credo d’acteurs comme Badgeville, Bunchball, Big Door ou en France, Concours Mania. Ceux-ci proposent aux annonceurs d’intégrer des récompenses personnalisées de type réductions, échantillons, etc. à partir d’analyses comportementales. Ayant déjà fait l’objet de deux sommets aux Etats-Unis, la gamification a notamment profité du succès de jeux comme Farmville (Zynga). Basé sur un univers a priori peu ludique – la ferme –, le jeu a réuni sur Facebook plus de 8 millions de joueurs actifs. Comme le rapporte Gabe Zichermann dans sa conférence, il existe d’autres jeux comme celui proposant d’incarner un contrôleur de trafic aérien ayant également trouvé leur public.  D’où la théorie selon laquelle le thème n’a aucune importance du moment que les mécanismes du « plaisir» sont activés. Ainsi, les applications potentielles sont quasi infinies : l’éducation, la finance (voir Mint.com), la connaissance (les statuts accordés aux meilleurs « répondeurs » de Yahoo Answers), la santé, le marketing bien sûr…

Attention à ne pas confondre la gamification avec les « serious games ». Basés sur des pratiques similaires, les « serious games » mettent cependant en scène des problèmes réels qu’il s’agit de résoudre, soit en interne dans l’entreprise ou en s’appuyant sur la collaboration volontaire d’une communauté extérieure (avec parfois des résultats brillants).  Mentionnons par ailleurs que le concept de gamification fait débat et suscite parfois un violent rejet.  Dans un post intitulé « les illusions de la gamification », le psychanalyste bloggeur Yann Leroux soutient la thèse selon laquelle le jeu est par essence « inutile et sans conséquences », qu’il constitue un espace « égoïste et idéologique » et que la réussite étant programmée au sein même du jeu, celui-ci s’avérerait inefficace dans la résolution de problèmes plus complexes – sociaux, environnementaux…  Peut-on mettre du fun partout ? A voir aussi le post de Jean-Noël Chaintreuil, reprenant les slides de Paul Coulton, présentées récemment en Ecosse lors de 19ème conférence mRH 2.0.

À noter enfin que l’on peut découvrir des illustrations « extrêmes » de la gamification dans certains classiques de la littérature de S.F , comme « La Stratégie Ender » d’O.S. Card ou « L’homme des jeux » d’Iain M.Banks.  Deux ouvrages qui donnent une idée de ce que serait une société ou un environnement spécifique obéissant entièrement aux mécaniques des jeux virtuels…. Pas forcément utopique.