« Linchpin » de Seth Godin : utiliser ce terme dans le titre français, est-ce une bonne idée ?

51fmyb3o1tl_ss500_1Linchpin est en cours de traduction et nous aimerions bien avoir votre avis pour le titre de ce livre en français.

Il sera publié en coédition avec l’éditeur canadien Transconti-nental, et il y a débat. Pour nous, le terme « Linchpin » doit figurer en anglais dans le titre, car il nous semble que les internautes francophones l’ont déjà adopté.

 » Rouage, ou pivot, voire essieu », êtes-vous indispensable ? Pas terrible, comme titre, non ?

« Linchpin »-  Etes-vous indispensable ? Est-ce mieux ?

Notre ami canadien « désapprouve » notre idée d’intégrer un intrus de plus dans la langue française, avec « home cinema, mobile home, parking, pressing et quelques millions d’autres »… Pas très cohérent avec la présence à notre catalogue du livre « Say Chic to Say it in French« , d’ailleurs !

Et vous, qu’en pensez-vous ? Les meilleures idées seront récompensées par l’envoi  du livre, une semaine avant parution (si vous êtes en France…). Cadeau !

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Tags : 24 commentaires

24 commentaire(s)

  1. Etes vous le pivot (ou levier)(indispensable ou essentiel) du (au) monde(qui vient)?

  2. DG

    Merci. Oui, « levier », c’est un bon terme…

  3. Matrice êtes-vous indispensable ?

    Une matrice est un élément central en amont que l’on conçoit pour réaliser quelquechose d’autre, c’est aussi quelquechose qui évolue, donc on peut aussi se poser légitimement la question qui suit.

  4. DG

    Merci Vincent pour votre réactivité !

  5. Pour conserver la personnalité charismatique de l’auteur et l’authenticité de son discours qui s’inscrit à la fois dans une logique de positionnement et de dynamique , je suis également d’avis qu’il faille le restituer dans son contenu d’origine (surtout si la traduction du titre en français lui fait perdre de sa dynamique).
    Si le mot ,Linchpin, dans son propre mais aussi dans son ses figuré est reconnu des anglophones, reste « les non-anglo » qui peuvent seulement s’appuyer sur le questionnement (très accrocheur) du sous titre pour pousser plus loin leur lecture.
    Dans la mesure où ma sensibilité à la langue anglaise est toute relative, quelques éléments de Brainstorming pour pousser plus loin la réflexion car je n’ai pas réussi à trouver un équivalent qui me convienne :
    sujet de centralité, objet de centralité, coordonnateur de sens, point de mouvance, mailleur, point de maillage, lien matriciel, point d’axialité, arbre,
    Et pourquoi pas Linchpin 🙂

  6. Marc

    Même si le terme « Linchpin » est déjà utilisé parmi les connaisseurs, garder le terme anglais dans la version française serait une erreur. Un des objectifs à atteindre par une traduction de l’ouvrage est de faire découvrir aux non-anglophones les idées avancées par l’auteur, or le terme anglais n’évoquera absolument rien dans l’esprit du néophyte et/ou du non-anglophone.
    Je n’ai pas eu le plaisir de lire l’ouvrage, mais l’idée d’acteur principal, contenue par exemple dans le terme « protagoniste », est une voie de plus à explorer pour la traduction de « Linchpin », même si « engrenage », « rouage », « pilier » et autres termes désignant des objets (non-vivants) véhiculent une idée proche de l’image évoquée par le terme d’origine.

  7. Bonjour à tous,

    Je vous fais part de mon avis – qui n’engage que moi. 😉

    « Rouage, êtes-vous indispensable ? », SURTOUT PAS !
    Je ne comprends pas ce titre, c’est certain. Et cela me fera immédiatement penser à un livre mal traduit.
    S’il y avait un compromis à faire, je dirais : Linchpin avec en sous-titre « Etes-vous un rouage indispensable de l’entreprise ? » (ou de la société)

    Je garderais le terme Linchpin pour différentes raisons :
    a- Si le terme s’est répandu et que les francophones se le sont approprié, il faut y faire référence. Sinon on risquerait de perdre une partie de l’audience qui connait ce terme. C’est comme le mot Whuffie dans le titre de The Whuffie Factor, de Tara Hunt. Le terme whuffie représente une monnaie inventée mais bien connue, issue du livre de Cory Doctorow, Down and Out in the Magic Kingdom. Ne pas garder ce terme, c’est perdre le lecteur !
    b- Traduire le mot tel quel comme aiment à faire nos amis québécois, me semble incompréhensible pour la majorité des francophones (européens, africains, etc.). Il faut comprendre que le français que je suis ne connait pas les termes issus des traductions québécoises ; ou s’il les comprend parfois, il reste intrigué. Par exemple, « magasiner », soit « faire du shopping », n’est pas compréhensible pour le français que je suis, qui comprendra plutôt que « magasiner » c’est lire des magazines, comme « bouquiner ».

    Alors se posent deux questions :
    1- Voulons-nous que le livre francophone ait une vie internationale ? Si oui, alors la langue française doit rester internationale. Ni franco-français, ni québécois !
    2- Si nous voulons faire plaisir au plus grand nombre de lecteurs, il faudrait faire plaisir à la population québécoise au même titre que les autres francophones. Peut-être faudrait-il imprimer deux versions ? Une version québécoise et une autre version dans un français plus international. Bien sûr, il n’est peut-être pas possible de faire cela pour toutes les communautés de francophones du monde.

    Attention, je tiens à préciser que ce n’est pas une critique sur le français des québécois, c’est un simple constat et j’aime trop mes amis québécois pour ça ! ?

    Whuffiement vôtre, 😉

    Rodolphe

  8. Aucun ami canadien n’est habilité à donner un avis sur la langue française. Au mieux le sont-ils sur la langue québécoise, qui est une variété linguistique. Si l’on respecte le « code québécois » en vigueur, on devrait traduire par « cheville ouvrière, vous êtes devenus indispensables ». Ce qui bien sûr ne parlera pas au lecteur potentiel. Et tout comme Seth Godin, ces produits sont devenus des marques.

    La marque Seth Godin a imposé la marque Linchpin. Si l’on avait écouté les québécois, on aurait eu « la longue queue de Chris Anderfils » au lieu de « la longue traîne de Chris ANderson », pour traduire « the long tail – Chris Anderson ».

    18 mois à Montréal m’ont clairement montré les dérives possibles des intégristes de la loi 101.

    Et non Marc, le but d’une traduction française n’est pas de faire découvrir un ouvrage aux non-anglophones, mais bien aux français. Il n’existe pas de traduction francophone. Car le francophone n’est pas une langue.

    Je verrais bien=> « LINCHPIN: êtes-vous un rouage indispensable? »; nous sommes tout à fait capables de nous approprier le terme, et de lui donner un sens sociétal plus fort et plus intégré encore. Et d’en faire un nom commun.

    Les francophones comprennent tous parfaitement le français, qu’ils soient québécois, africains, ou membres d’un des 40 pays de l’AIF. Mais les français ne comprennent pas les variétés linguistiques. Alors où est le vrai marché ?

    Vous voulez que « LINCHPIN: êtes-vous un rouage indispensable? » se vende? Traduisez-le en français. Un francophone qui n’acheterait pas un livre au prétexte que son titre contiendrait un mot anglais, n’est pas prêt à recevoir la pensée de Seth Godin. Et on peut légitimement se poser la question: « Francophone intégriste: êtes-vous un rouage indispensable? » »

    ::

  9. DG

    J’aimerais bien que nos cousins québécois participent au débat, car je vois que les commentaires deviennent passionnés !
    « Intégristes », les farouches défenseurs de la langue française ?

  10. D’accord avec Alsagora, Rodolphe et Patrick. C’est la voie de la sagesse.
    Je suggère simplement :

    Etes-vous un « Linchpin » ? Etes-vous indispensable ?

    L’esprit de Seth Godin est bien de faire une marque et une sorte d’appellation avec son titre.
    Quand on tape linchpin sur Google, il y a déjà 4 résultats qui concernent le livre, alors qu’on pourrait s’attendre à l’unique référence au signifiant du terme technique. Preuve que cette nouvelle acception s’impose.
    Perdre ce terme, c’est perdre en force dans le référencement sur Internet qui plus est (le principal média de ce livre).
    Je serais d’avis -en amateur de chiffres- de rapprocher le nombre d’abonnés français au blog ou à l’appli Iphone (en anglais) des chiffres de ventes des livres. Les lecteurs de Seth Godin sont anglophiles.

    Les professionnels français du web marketing n’ont jamais fait de « mercatique de la permission » !

  11. Ha ha! Ma chère coéditrice française a lancé un débat là où il n’y en a pas. Un livre doit toujours être adapté en fonction de son public. Le terme «linchpin» ne veut rien dire au public québécois (et à une forte majorité d’Américains, d’ailleurs), point à la ligne, alors je doute qu’il figure en couverture de notre édition. S’il sourit aux lecteurs français, j’en suis fort aise, alors qu’il trouve sa place en couv de l’édition française, et tout le monde sera heureux.

  12. Martin T.

    Mais qu’est-ce que ce faux débat? Oui, je suis Québécois. Non, je ne suis pas un intégriste de la loi 101. Oui, je magasine quand je suis dans ma ville et oui, je fais volontiers du shopping quand je suis à Paris. Maintenant ce titre: à ce que je sache, un livre peut être titré différemment selon le marché ciblé. Un titre pour les Français, un autre pour les Québécois. Où est le problème? Pas habilité à donner mon avis sur la langue française? OK. Sur un livre qui sera publié chez moi? Sûrement plus qu’un Français.

  13. DG

    Mea culpa : question mal formulée.

    « Linchpin est en cours de traduction et nous aimerions bien avoir votre avis pour le titre de ce livre en français. » Il s’agit de la publication de ce livre « en France » et non au Canada. Je ne me permettrais bien sûr jamais de prendre position sur ce qui doit être fait chez vous, Jean et Martin, d’autant que j’apprécie tout particulièrement la richesse de votre vocabulaire (et la qualité de ton travail d’éditeur, Jean).

  14. CG

    Juste pour donner le point de vue d’une quasi suisse romande !

    Chez nous, on a l’habitude d’utiliser des termes étrangers dans la conversation, sauf des termes allemands !

    Je suis d’accord avec Thierry, il faut garder « Linchpin » ( c’est comme la marque de fabrique de S. Godin) qui donne sa singularité à ce livre tandis que la traduction du titre , rouage, pivot …. « diluera » le titre du livre sur le web ; en revanche, il faut un sous-titre : Etes-vous le pivot, le rouage ? ou un bien êtes-vous indispensable ? incontournable?

  15. waow : les questions linguistiques génèrent du commentaire !

    Le débat sur la pureté de la langue m’intéresse mais ce qui compte ici, c’est de vendre le livre. Je crois qu’il faut raisonner par marché. Si on veut vendre un livre, il faut trouver le titre approprié pour la zone ou on le proposera à la vente.

    Je ne me positionnerai que pour ce que je connais soit le marché français et celui de Belgique francophone.

    Gardons « Linchpin », par fidélité à l’auteur, tout en sachant que ce terme ne sera pas très mnémotechnique pour une large part des francophones d’Europe. Ajoutons par contre une base line explicite :
    « Linchpin » – Etes-vous le maillon fort dans votre entreprise » ou bien « Les affaires avanceraient-elles sans vous ? » (encore que j’aurais spontanément écrit, pour la France, « Etes-vous indispensable au business ».

    A vous de voir …

  16. Francoise

    Ronsard disait : « Plus nous aurons de mots dans notre langue, plus elle sera parfaite. »

    « Linchpin » viendrait donc enrichir notre vocabulaire, et non appauvrir la langue française.

    Et n’oublions pas que l’anglais est très friand de termes étrangers (notamment français.) La langue de Molière n’a donc pas à se montrer frileuse vis-à-vis de celle de Shakespeare !

  17. Cédric

    Le compris avec a la fois le mot Linchpin et une accroche un peut plus étoffé est, je trouve, une bonne idée.
    Du coup j’aime beaucoup la proposition de « Rodolphe » du genre : « Linchpin, Etes-vous un rouage indispensable de l’entreprise ? » C’est cour et avec juste un mot en plus de l’original mais qui fait la différence de compréhension en français.

  18. Bonjour, je suis français (parisien) et je viens de terminer Linchpin (pour les intéressés, j’ai publié une critique en français ici). Je ne connaissais pas votre article au moment de la lecture mais je me suis souvent demandé comment le mot « Linchpin » allait être traduit !

    A mon avis, il y a trois possibilités :
    – Traduire Linchpin littéralement en restant dans le champ sémantique du rouage/pivot en utilisant l’un de ses mots. Je déconseille tout de même de marquer « PIVOT – Etes-vous indispensable ? » sur la couverture…on croirait que c’est un livre de Bernard Pivot.

    -Traduire Linchpin en sortant de l’univers des rouages, par exemple en le remplaçant par « pilier » pour signifier le caractère indispensable au bon fonctionnement de l’ensemble.

    -Ne pas traduire le mot et le garder tel quel.

    Je partage l’avis qu’il vaut mieux garder le mot « Linchpin » dans la traduction française, même si quelques personnes vont prononcer « lainchepain ». Je pense aussi que le mot « Linchpin » conservé tel quel deviendrait alors une sorte de nom propre pour les français, ce qui crédibilise le message du livre.

    Le sous-titre est au moins autant important que le titre et je suis assez d’accord avec Rodolphe qui propose « Linchpin – êtes-vous un rouage indispensable de votre entreprise ? ». Le sous-titre pourrait ainsi clarifier ce titre énigmatique.

  19. Je n’ai pas encore rencontré l’expression « chaînon manquant » dans les commentaires, qui est peut-être plus idiomatique que « pivot » ou « rouage ». Cela pourrait donner : « Linchpin, êtes-vous le chaînon manquant ? » Il serait sans doute préférable de pouvoir se passer du terme anglophone, mais le reprendre dans la seconde partie de la phrase en lui attribuant une fonction de traduction implicite, comme cela a été proposé à plusieurs reprises, me semble un compromis acceptable.

  20. Linchpin : « Etes-vous le maillon fort ? » pourrait retenir l’attention dans les linéaires par antagonie évidente avec le titre d’une émission de télé diffusée il y a quelques années en France et qui s’appelait « Le maillon faible ».

  21. Fix

    Peut être faut-il adapter encore plus (et non traduire). Une direction possible : « lien ». Cela pourrait donner :

    « Créer des liens », « Créer du lien » , « Offrir des liens »…  » Gérer des liens », etc. (en entreprise)

    Et pour sourire : http://bit.ly/9eS21h

  22. DG

    Merci Thierry : maillon fort/maillon faible ! L’idée mérite d’être creusée, elle aussi. Et voici même une illustration, rien que pour nous ! Merci Fix…

  23. VAN CRANENBROECK Joel

    Tout sauf « matrice » … en reference a une proposition ci-dessus. Je viens de finir le livre et j’ai regarde ce que c’était un linchpin … c’est mon fils qui me l’a donne et qui en utilise en agriculture pour verouiller les barres de traction … C’est pour lui … UN CLIP ! Reardez sur Wikipedia et trouvé l’équivalent français … Le Linchpin n’est pas un maillon d’une chaine … il est unique … il « boucle » … il « verrouille » … etc, …

  24. Luc

    Definitivement linchpin doit se traduire par Charniere! 😉

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