Chronique d’un week-end pas comme les autres…

 

Il est de ces événements pour lesquels nous avons tous une excellente raison d’opposer un refus, plus particulièrement lorsque celui-ci se déroule le temps d’un week-end. Bien que la météo ne soit pas, en novembre à Strasbourg, la principale source de concurrence, les autres motifs sont légions.

Pourquoi me suis-je donc inscrite au Startup Weekend, dont l’objectif est de créer une Startup en 54h, alors que je n’avais pas de réel projet immédiat de création d’entreprise ?

Au-delà des injonctions bienveillantes de plusieurs organisateurs (Justine Adam, Stéphane Becker et Yann Klis) qui ont joué un rôle de déclencheur, mes motivations fortement teintées de curiosité étaient nombreuses.

J’ai vu dans mon premier Startup Weekend (ou #SWStras sur Twitter) l’héritage d’une autre manifestation à laquelle j’ai plaisir à participer à Strasbourg : les Barcamps, qui sont organisés, entre autres, par les personnes citées précédemment. J’apprécie ce type de rassemblement qui se construit en collaboration avec ses participants. Ainsi, dans un Startup Weekend, il suffit d’avoir une idée pour pouvoir venir la pitcher, c’est-à-dire la présenter très succinctement, en lançant un appel aux autres participants pour former une équipe, et la réaliser en 54 heures. Ce principe  favorise naturellement la créativité et les belles rencontres.

Je souhaitais également apprendre de nouvelles méthodes, et tester les miennes au contact des autres participants, et bien entendu de la superbe palette de speakers et mentors réunis pour accompagner les réflexions.

Je venais enfin pour le défi et l’amusement, aux sens noble et social du terme… La teneur de mon fil Twitter n’a d’ailleurs laissé aucun doute à ce propos !

Comme je m’intéresse aux projets innovants, plus particulièrement s’ils sont connectés, je me suis dirigée vers un sujet original mettant en œuvre des technologies fleurant bon les Web 2.0 et 3.0. : les objets communicants mis en réseau. Au cours du week-end, ce projet a beaucoup évolué et à très grande vitesse, grâce au travail mais aussi aux influences des différents membres de l’équipe. Parmi les arguments cités précédemment pour évoquer ma motivation, j’aurais aussi pu évoquer l’envie de tenter une expérience aux allures de challenge, du fait du temps limité.

Ce timing est à la fois un catalyseur et un révélateur. Catalyseur, car il contraint l’équipe à organiser le « travailler ensemble » pour produire un résultat intéressant dans le temps imparti. Révélateur, car il dévoile rapidement le vrai visage d’un projet et de ses acteurs. On comprend alors pourquoi la cohésion d’une équipe repose sur des valeurs partagées (et sur l’humour, à mon sens également).

Ceci met en effet à l’épreuve nos résistances intellectuelles, physiques, et émotionnelles : «… l’exercice reste donc aussi une expérience humaine qui connaît son lot de tensions, découragements, nuits blanches et junk food. » J’avais écrit cette phrase, qui s’est vérifiée, à propos du challenge de la veille qui m’avait été raconté par mes élèves, mais dont je n’avais finalement pas mesuré l’intensité.

Avec et à la suite d’un Startup Weekend, on en apprend beaucoup sur soi et sur l’entreprise que l’on rêve de créer. C’est un événement qui se vit, et que je peine ici à vous retranscrire. Il y a un « avant » et un « après », qui a d’ailleurs au début des airs dejet-lag, comme le faisait remarquer un de mes coéquipiers. Durant cette période, il faut pourtant de se resynchroniser et opérationnaliser les idées que l’on a eues durant ces 54 heures.

Avec mon équipe, nous sommes très satisfaits d’avoir terminé notre projet, même s’il n’a pas été primé,  ainsi que d’avoir permis à Strasbourg de remporter la bataille Twitter et d’atteindre le plus grand nombre de participants jamais enregistré dans ces événements en France. Cette première édition strasbourgeoise a également laissé un excellent souvenir à Liam Boogar, membre du Jury et observateur attentif des Startup françaises depuis son blog.

À l’heure de ces comptes-rendus, ma #team6 et moi sommes encore en pleine mise en commun des Motorola, une technique d’auto-critique bienveillante permettant d’apprendre et de communiquer un retour d’expérience. Comme je ne pouvais repousser la rédaction de ce post, je ne peux pas encore vous raconter la suite, que nous n’avons pas encore écrite…

Je vous encourage très, très sincèrement à participer à la prochaine édition d’un Startup Weekend près de chez vous. Vous pourrez réellement y vivre le moment fort et inoubliable de créativité et d’émulation que j’ai tenté au mieux de vous dépeindre ici.

Isabelle (HYGER sur les réseaux sociaux) vit et travaille en Alsace depuis 2 ans.
De formation en Sciences Humaines et Sciences de l’Information à LYON, elle est passionnée par le management des connaissances dans le cadre des projets innovants de Développement et de Marketing depuis une expérience déterminante au sein des équipe R&D de DIM. Elle partage son enthousiasme pour son métier à l’ADBS : au sein de la délégation Alsace et en tant qu’administrateur. Intéressée par l’enseignement, elle est chargée de cours de Recherche d’Information, de Veille et de Réseaux sociaux à l’ISEG Business School et à l’IUT de STRASBOURG.

 

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