« Quand ça ne va pas » Extrait du livre de Seth Godin « Etes-vous indispensable, Libérez le linchpin qui est en vous »

« Que faire quand votre art n’a pas l’effet escompté ?

Que se passe-t-il quand la conversation ne se déroule pas bien, que le produit ne se vend pas, que le consommateur n’est pas enchanté, que votre patron n’est pas heureux et que les gens ne sont pas émus ?

Pratiquez l’art davantage.

C’est le seul choix, n’est-ce pas ?

Donnez davantage.

Tirez des leçons de ce que vous avez fait, puis faites-en davantage.

Vous êtes doué, mais peut-être pas pour ce que vous faites en ce moment.

Vous avez peut-être une idée, une passion, une intuition ou un enthousiasme remarquable. Mais peut-être que le marché ne les apprécie pas. La technologie n’est peut-être pas au point. Votre compétence n’est peut-être pas suffisante. Si votre pièce de théâtre est ennuyeuse, que votre peinture est banale ou que vos qualités relationnelles sont médiocres, vous n’avez peut-être pas l’emploi qui vous convient.

Rien ne garantit que celui qui envisage de remporter un prix le gagnera. Ni qu’il vous suffit d’avoir une passion pour la conception Web pour que votre site soit attirant.

La vérité vraie, la voici : maintenant que vous avez la liberté nécessaire pour créer, il faut accepter que les créations ne soient pas toutes égales et que certaines personnes n’aient aucun succès.

Cela ne fait pas de vous un raté. Cela veut peut-être dire que votre art ne convient pas, que vous êtes en train de tracer la mauvaise feuille de route. Si vous ne gagnez pas en tant que courtier en valeurs mobilières, votre art se trouve peut-être ailleurs.

Le défi, c’est de connaître votre marché et de vous connaître vous-même suffisamment bien pour voir la vérité.

Vous ne serez peut-être pas payé pour pratiquer votre art

Il est plus facile que jamais de faire valoir vos idées, de faire remarquer vos qualités relationnelles, votre écriture ou votre vision. Les gens qui auraient normalement dissimulé leurs talents s’aperçoivent qu’aujourd’hui ils peuvent être remarqués.

Ce blog que vous avez créé, très fréquenté aujourd’hui, n’est peut-être pas monnayable.

Ce travail bénévole, qui vous permet de changer des vies, perdrait tout son sens à vouloir s’intégrer dans un plan de carrière.

Quant à cette passion que vous avez pour la peinture abstraite – si votre œuvre devient suffisamment commerciale pour qu’elle se vende, cela lui enlèvera peut-être sa saveur.

Lorsque vous faites ce que vous aimez, vous êtes capable d’y investir plus d’effort, de soin et de temps. Vous êtes plus susceptible de gagner, d’acquérir des parts, de réaliser des profits. En revanche, les poètes ne sont pas payés. Pire, les poètes qui tentent d’être payés finissent par écrire des slogans publicitaires, échouent, sans compter qu’ils détestent cela.

Aujourd’hui, il y a plus que jamais plusieurs façons de partager vos talents et vos passe-temps sur la scène publique. Et si vous êtes motivé, talentueux et déterminé, vous découvrirez peut-être que le marché adore ce que vous faites. Que les gens lisent votre blog, cliquent sur vos bandes dessinées ou écoutent vos MP3. Mais hélas, cela ne veut pas dire que vous pourrez les monnayer, quitter votre emploi et passer toutes vos journées à écrire des chansons.

Les pièges :

1. Pour monnayer votre travail, vous allez peut-être le corrompre et en retirer la magie ;

2. L’attention n’équivaut pas toujours à des rentrées de fonds substantielles.

(…)

Vous ne pourrez peut-être pas vivre de ce que vous aimez (du moins ce que vous aimez maintenant). Mais je parie que vous trouverez le moyen d’aimer ce qui vous permet de vivre (si vous faites le bon choix).

Pratiquez votre art. Mais ne gâchez pas votre art s’il ne vous permet pas de payer les factures. Ce serait tragique.

(Et là, coup de théâtre, car il y en a toujours un, c’est que dès que vous vous concentrerez sur votre art et laisserez de côté les considérations monétaires, vous découvrirez que c’est peut-être là le secret pour que les choses changent, que votre art enfonce les portes fermées ). « 

Traduction : Michel Saint-Germain Révision : Brigitte Delphis

Plus d’information sur le livre ici

Préface de Marylène Delbourg-Delphis  ici

Et un autre extrait sur le blog de Diateino.

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