Christine Caséris, présidente de la FACCI Perth : « Osez les joint-ventures »

 

La Jolie fille de Perth est un opéra de Georges Bizet dont l’action se déroule en Ecosse. J’en connais une autre en chair et en os, en Australie qui mérite d’être écoutée. Christine Caséris, française d’origine qui a choisi la double nationalité franco-australienne est une experte en entrepreneuriat. Fringante du haut de ses 51 ans – mais où sont-ils  ?! -, elle compte à son actif la création d’une fabrique de bijoux à l’âge de 15 ans, l’ouverture de trois cafés dans le Vanuatu (au large du Pacifique) dans sa vingtaine à peine éclose et trois autres à Perth, dont le premier de la ville avec terrasse dans les années 90 !

Paragazier, parapétrolier : en avant toutes !

En 2008, l’Ambassade de France la remarque lors de son exposition « Le French Rendez-vous » sur le commerce et la culture française. Elle lui propose alors d’ouvrir un nouveau chapitre de la FACCI (Franco-Australian Commerce Chamber). En avril 2012, c’est chose faite. « L’Australie m’a adoptée tout de suite, confie-t-elle, les yeux pleins d’étoiles, dans son bureau au 153 stirling street. Elle m’a laissée importer ma culture. Les Australiens aiment nous rendre visite et cherchent à nous connaître. » Et c’est de Perth, cette métropole de l’état du West Australia (WA) de 1,6 millions d’habitants, située à au moins trois heures d’avion de toutes les autres grandes villes qu’elle s’est amourachée, après avoir visité la côte Est. « Elle offre à la fois une vie citadine moins stressante que Sydney, avec seulement deux mois de mauvais temps par an mais aussi la plage et la campagne à proximité, et grouille d’opportunités de travail. » Dans cette région, le paragazier, le parapétrolier et le paraminier sont en plein boom, le luxe, en particulier français, est très prisé.

Christine Caséris nous explique à quoi sert son association (Cliquez sur ce lien en rouge pour l’entendre)

Déjà en marche depuis 1899 dans d’autres grandes métropoles australiennes comme Sydney, Adelaïde ou Melbourne, la FACCI est chargée d’aider les Français à développer leur business en Australie et à leur apporter des connexions culturelles. Les outils ? Le networking, l’événementiel, les joint ventures (s’associer avec un partenaire local.)

En un an, Christine Caséris aura réussi à nouer des liens avec des ministres du gouvernement de WA, et à faire décoller bon nombre d’entreprises françaises comme Proexpa, le spécialiste du recrutement à l’étranger ou Comeca, équipementier en basse tension. Son chapitre est déjà celui qui a engrangé le plus de profits sur l’année.

Et l’ambition de cette mère de famille n’a pas de limites. Elle travaille actuellement sur un projet de musée consacré à Nicolas Bodin et la création d’une école bilingue avec le soutien du gouvernement de WA. Elle prévoit également de lancer deux semaines de manifestations culturelles à l’occasion des commémorations du centenaire de la Première Guerre Mondiale. Son conseil à tout ceux qui voudraient s’implanter en Australie, quel que soit le domaine ? « Trouvez des partenaires australiens, renseignez vous sur le marché… et surtout contactez nous ! »

Jeudi 16 mai, à 18h, une rencontre au 5e étage du building Ernst&Young de Perth sera organisée autour du VISA 457, le « Temporary Work ». Voilà une bonne occasion pour aller voir « la jolie fille de Perth » !

Lilly Thomann, journaliste depuis 2009, titulaire d’un master en économie spécialité économétrie.

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