Les lundis Y : Sortir de sa zone de confort pour faire émerger l’artiste en nous

Si vous avez lu mes deux billets précédents sur Poke the Box et Nous sommes tous singuliers de Seth Godin, vous saurez que le monde est en train de changer. Que le monde est en train de passer de l’éloge de la conformité à davantage de singularité ; une singularité encouragée, mise en avant, valorisée et surtout désormais nécessaire au succès. Car qui souhaite encore mener une vie standardisée avec son lot de produits standardisés ? Pas moi ! Et je crois bien que je peux parler ici pour la quasi-totalité de mes collègues de la génération Y.

Bien sûr, ce n’est certainement pas le cas de tout le monde, surtout quand nos choix de vie et de carrière ont été dictés par une injonction à la conformité et à l’obéissance muette. Il n’y a pas si longtemps encore, on pouvait entendre les parents interpeller leurs enfants de la sorte : « Mon fils/Ma fille, tu seras cadre dans une grande banque et tu achèteras, avec ton épouse/ton mari, un pavillon en banlieue où tu auras deux enfants, un labrador, un monospace et un écran plat ». Je ne vous cacherais pas que ce genre de parents existent encore…

Cela, Seth Godin le montre très bien dans son dernier opus, La Supercherie d’Icare. Notre zone de sécurité s’est déplacée et nous devons déplacer notre zone de confort en conséquence ? Mais comment faire ?

L’économie industrielle et de masse que nous avons connue au 20e siècle et même au début du 21e siècle n’existe plus. « Aujourd’hui, une révolution a eu lieu, l’économie est chamboulée et les règles ont changé. Il nous faut accepter une vérité évidente : votre zone de sécurité s’est déplacée, mais pas votre zone de confort. Tous ces endroits où vous vous sentiez en sécurité – le bureau près de la fenêtre, le poste à responsabilités, la prestigieuse université, un emploi stable – ne vous protègent plus ».

Il faut en effet admettre que sa zone de sécurité s’est déplacée pour avoir le courage de déplacer sa zone de confort et avoir un pouvoir d’action sur ce monde modifié. Parce que nous vivons dans une économie connectée, l’art est devenu notre nouvelle zone de sécurité mais aussi notre nouvelle zone de confort si nous acceptons de prendre ce chemin. « Créer des idées et les diffuser, relier ce qui est connecté : voilà les deux piliers de la nouvelle société dans laquelle nous vivons, et qui exigent une posture d’artiste. Comment entrer dans la nouvelle zone de sécurité ? En faisait ces deux choses régulièrement et en s’y adonnant totalement. »

Etes-vous prêt(e) à prendre des responsabilités avant que l’on vous en donne ?

Bien évidemment, l’art peut être effrayant… De même, il peut être facile de se dire qu’on n’est pas un artiste et que l’art est fait pour les autres, les originaux, les génies. Pourtant, les frontières n’ont jamais autant été brouillées qu’aujourd’hui. Tout le monde peut-être un artiste – et les entrepreneurs en premier lieu – pour peu que nous adoptions la posture de l’artiste : créer quelque chose d’important et qui changera les gens. « Si vous considérez qu’il est important d’arrêter de vous conformer et de commencer à créer, la première chose à faire est de changer la vision du monde qui se reflète dans votre travail. […] L’économie connectée est en train de redistribuer les cartes, permettant à de nouvelles idées et à de nouvelles entreprises de se développer : une chance pour chacun d’entre nous ».

Saisirez-vous cette chance ? Autoriserez-vous l’artiste en vous à s’exprimer ?

Angélique

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2 commentaire(s)

  1. La fameuse zone de confort ! J’avoue ne pas l’avoir recroisée depuis un moment, elle n’était pas déjà très évidente quand j’étais salariée, alors entrepreneur. Elle me fait l’effet d’une chimère mythique, et pas un jour ne se passe sans que la zone de sécurité ne s’amuse à se déplacer. L’une de mes expressions favorites pour définir ma casquette de gérante, c’est « circonscrire le risque », c’est dire ! Cela ne veut pas dire ne pas prendre de risque, ni chercher la facilité, elle ne me semble pas de ce monde et encore moins de l’entrepreneuriat, mais l’élan créateur, la liberté d’entreprendre, de modeler son monde de l’entreprise à l’image de valeurs que l’on croit justes, équitables et gagnantes pour l’ensemble des parties prenantes de l’entreprise, impose souvent de devoir courir pas mal derrière sa zone de sécurité, ne serait-ce que pour se donner les moyens d’avancer sur une base à peu près sereine.
    Merci pour la référence à Seth Godin, je m’en vais commander cet ouvrage de ce pas !

  2. Muy bueno el artículo, gracias!

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