Les lundis Y : L’humanité d’une entreprise ne se mesure pas seulement à l’humanité de son management.

Dans la continuité de l’article de la semaine dernière qui posait la question d’une possible corrélation entre la taille d’une entreprise et son humanité, j’aimerais vous parler aujourd’hui d’un film que j’ai vu récemment et qui m’a beaucoup interpellé. Il s’agit de « The East », un film américain qui met en scène un groupe d’activistes qui organise des actions médiatiques à sensation dans le but de mettre en exergue les nombreux dégâts – souvent irréversibles – qu’une entreprise a pu causer soit à l’environnement soit à la santé de leurs consommateurs.

Bien évidemment, « The East » n’est pas le premier film à s’interroger sur la question de la responsabilité sociale et environnementale d’une entreprise. D’autres œuvres, comme Les Chutes de Joyce Carol Oates, Erin Brockovich de Steven Soderbergh et Promised Land de Gus Van Sant, l’ont fait avant et souvent brillamment.

Cependant, à la différence des œuvres citées plus haut, ce film, même si, dans un premier temps il propose une posture anti-système, ouvre une perspective nouvelle : et si nous utilisions les outils mêmes des organisations – le système – pour dénoncer leurs méfaits ?

Et si nous allions un peu plus loin maintenant que le film ? Et si nous utilisions le système pour changer les choses ? Ou pour le dire autrement : comment changer les mentalités à l’intérieur des entreprises pour qu’il n’y ait plus ce genre d’informations à ébruiter ?

Comment se fait- il que de nos jours encore éclatent des scandales environnementaux ou sanitaires ? Au Nasdaq, la valeur de l’entreprise n’est-elle pas indexée sur son impact social ? Quelle est, au fond, la validité de cet indice ?

 L’entrepreneuriat social est un concept dont l’on parle depuis plusieurs années déjà. Il s’est largement développé auprès de la communauté des entrepreneurs, en France notamment, à travers des initiatives institutionnelles et privées. Or il s’agit, dans la plupart des cas, de petites et moyennes entreprises, et bien souvent d’entreprises nouvellement créées. Comment sensibiliser les grandes entreprises, souvent installées depuis longtemps, à cette problématique ? Comment faire en sorte que profit et impact environnemental et social positif aillent de paire ? Comment construire un monde meilleur tout en générant de la croissance ?

 Ainsi, on en revient à la question de départ : comment faire en sorte qu’une entreprise, aussi grande soit-elle, conserve son humanité ? Car l’humanité d’une entreprise se mesure aussi à la valeur sociale et environnementale qu’elle crée.

 Angélique

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