Être une femme et entreprendre ? Dame, oui !

En juin dernier, lors de sa visite au Salon planète PME, la ministre Najat Vallaud Belkacem avait exprimé le souhait du gouvernement français d’arriver un taux de 40% de femmes entrepreneurs en 2017. La route est encore longue, pour un pays comme le nôtre, marqué par une longue tradition de phallocratie : aujourd’hui, seuls 29% des créateurs d’entreprises en France sont des créatrices. Et pourtant, ce n’est pas l’envie qui leur manque : à en croire un sondage réalisé par OpinionWay pour l’APCE et Cerfrance, en janvier 2012, 69 % des femmes seraient attirées par la création d’entreprise, l’estimant plus épanouissante que le salariat.

Dans ce cas, pourquoi cet écart ? Pourquoi les femmes sont-elles encore aussi nombreuses à hésiter sur le seuil de l’entrepreneuriat ? Beaucoup d’idées reçues encombrent encore les esprits. On imagine que les femmes auraient besoin de sécurité. Elles seraient moins prêtes à consacrer du temps à un projet au détriment de leur vie familiale. Elles n’auraient pas les reins assez solides pour survivre dans le monde des affaires. En vérité, une récente menée par France Active et l’IFOP révèle qu’elles seraient surtout freinées par les difficultés rencontrées pour accéder aux financements, le manque d’information et de soutien. Elles doivent encore faire face à des discriminations : parmi,celles qui se sont lancées dans l’aventure, 33% considèrent « qu’être une femme peut représenter un désavantage pour entreprendre ».

Et pourtant, se lancer sans attendre, c’est possible ! Diateino, entreprise créée par une femme passionnée, est là pour en témoigner…

Ce mercredi 2 octobre, les femmes entrepreneures étaient pour la seconde année consécutive à l’honneur au salon de la micro-entreprise. L’idée : accompagner les créatrices dans leurs projets, leur donner les bons outils pour se lancer grâce à des conférences dédiées, des networkings et des rencontres. En novembre, l’initiative se poursuit à Marseille avec les Journées de l’entrepreneuriat au féminin, dans le cadre du mois de l’ESS. Autant d’occasions de découvrir des projets innovants portés par des femmes qui n’ont pas peur de faire bouger les lignes.

NB : Pour celles que la recherche de financements intimide, voir le miniguide publié à ce sujet par la FBF

 

 

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