Les lundis Y : Ce qui nous pousse à quitter un travail

Aujourd’hui j’aimerais aborder la question de nos motivations à quitter un emploi à partir de cet article de Steve Roy.

Roy recense cinq questions à se poser avec de quitter son travail :

1. Pourquoi je veux quitter ce travail ?

2. Qu’est-ce que je souhaite faire à la place ?

3. Puis-je me permettre de quitter cet emploi ?

4. Est-ce que je serais heureux de travailler pour quelqu’un d’autre ?`

5. Qu’est-ce que je n’aime pas au sujet de mon travail ?

Il s’agit en effet de cinq questions très sensées qui, si nous nous les posons honnêtement, peuvent nous permettre de nous guider dans la recherche d’un travail qui nous corresponde davantage et qui nous permette de nous épanouir. D’ailleurs, si vous êtes vous-même dans cette dynamique, je vous encourage vivement à vous les poser. Je dirais même plus : à vous les poser vraiment.

Mais ce qui m’a le plus intéressé dans cet article, ce sont les statistiques mentionnées au début : plus de 70 % des Américains seraient insatisfaits de leur travail alors qu’en France, selon cette étude de l’Eurofound datant de 2012, nous aurions la dynamique inverse avec près de 80 % de Français satisfaits de leur emploi.

Pourquoi ce décalage ?

Une des pistes qui me semble la plus pertinente est celle d’une perception différente de l’impact de la crise économique de 2008 dans les deux pays. Alors que les États-Unis, malgré une dette pharaonique, affichent une confiance presque sans faille en l’avenir, la France reste très timorée et pessimiste quant à l’avenir de son économie. Ou pour l’exprimer autrement : parce que les Américains ont moins peur de l’avenir, ils peuvent se permettre de remettre en cause leur bonheur au travail alors que nous, Français, sommes peut-être juste satisfaits d’avoir un travail et un salaire correct pour ce dernier.

Peut-être que malgré notre pessimisme légendaire, nous, Français, devrions – encore une fois ! – nous inspirer des Américains en privilégiant peut-être plus notre épanouissement à notre sécurité et en admettant enfin, que, non, ce n’est pas normal de toucher un salaire pour une activité qui ne nous plaît pas et que nous faisons mal. Nous méritons mieux et notre employeur aussi.

Angélique

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