Les Lundis Y : Et si on faisait le pari du slow management ?

Le monde s’est tellement accéléré au cours de ces deux derniers siècles (Walter Benjamin en parlait déjà dans ses écrits sur la modernité) que de nombreux mouvements de décélération ont émergé à travers le monde. D’abord le slow food en réaction au fast-food et maintenant le slow management en réaction à un management toujours plus effréné.

Le slow management, qui a pour ambition de remettre l’humain au centre des préocupations de  l’entreprise, a ainsi été mis en avant à l’occasion de la Journée Mondiale de la Santé et Sécurité au Travail, le 28 avril dernier, et fait l’objet d’un article, dans Chef d’entreprise.com, de Mireille Barthod, sociologue d’organisation.

Voici les trois attitudes qu’elle conseille d’adopter pour développer le slow management dans les entreprises.

1. Soyez à l’écoute de votre équipe

La première attitude à adopter : l’écoute. Pour cela, vous devez être sur le terrain, dans l’opérationnel, au plus près de vos équipes au lieu de communiquer par mail et par téléphone. Vous pouvez ainsi être à l’écoute des problèmes concrets que les salariés rencontrent au quotidien dans l’exécution de leur travail. Cette méthode contribue non seulement à améliorer la performance de l’entreprise, par la remontée des problèmes et l’optimisation des procédés, mais aussi à améliorer le bien-être des salariés qui se sentent considérés. Le slow management produit alors ses premiers effets. Dès lors qu’ils se sentent écoutés et acteurs de l’entreprise, les salariés développent leurs talents et leurs compétences ; et naturellement, ils deviennent plus autonomes. Un premier pas vers le bien-être au travail !

2. Stimulez l’estime de soi et la prise d’initiative

Ce sentiment de bien-être génère alors de la créativité et une ouverture d’esprit, mais aussi une meilleure estime de soi chez les salariés. Résultat, une efficacité plus importante dans le travail, et ainsi de meilleurs résultats pour eux ainsi que pour l’entreprise. Un cercle vertueux de réussite s’instaure et se reflète à la fois sur leur vie professionnelle et personnelle. À partir du moment où le sentiment de bien-être génère créativité et ouverture d’esprit, n’hésitez pas à encourager leurs prises d’initiative en leur confiant de nouvelles missions plus valorisantes. Une manière de les responsabiliser, la prise de décision étant un autre facteur clé du bien-être au travail.

3. Surveillez l’indicateur de bonheur

Écoute, autonomie, estime de soi, responsabilisation, prise de décisions, amènent à une véritable transformation durable des relations de travail entre vous, vos managers et vos équipes. Reste le bonheur au travail, indicateur de bien-être, caractérisé par plusieurs éléments comme la qualité du sommeil et la nutrition, les relations interpersonnelles, l’apprentissage, la créativité ou le plaisir au travail. Les salariés se sentent ainsi intégrés dans leur entreprise, écoutés et autonomes d’une part et, d’autre part, les managers sont en phase avec leurs salariés et leurs objectifs professionnels. Un climat de bien-être est donc bénéfique à tous, à commencer par vous.

Partager :
Tags : Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *