Guy Kawasaki : créez votre check-list de prise de décision

portesNous avons vu dans un article précédent, « Tenez un journal de vos décisions », que tenir un journal de ses décisions et revenir régulièrement dessus aide à repérer et éviter les biais cognitifs les plus fréquents. Guy Kawasaki dans l’Art de l’enchantement a une autre bonne pratique à partager avec nous. Il recommande d’établir une check-list de points clés à revoir avant de prendre une décision importante. Voici sa liste : 

  • « Si j’attendais une semaine, je prendrais la même décision.
  • Dans un an, cette décision sera encore la bonne.
  • J’ai fait mon travail de recherche en lisant des revues et rapports indépendants sur ce produit, ce service, cette société ou cette idée.
  • Je suis tout à fait conscient du coût total de cette décision, installation, support, maintenance, souscription et mise à jour compris.
  • Cette décision ne fera de mal à personne.
  • Cette décision ne sera pas excessivement nuisible à l’environnement.
  • Cette décision n’est pas contraire à l’éthique, la morale ou la loi.
  • Cette décision ne donnera pas un mauvais exemple à mes enfants.
  • Si personne ne voyait ce que je fais, je le ferais quand même.
  • Si tout le monde voyait ce que je fais, je le ferais quand même. »

couverture L'Art de l'enchantementCette check-list répond à plusieurs difficultés fréquentes dans la prise de décision :

Nous privilégions souvent un gain immédiat modeste à un gain futur plus conséquent. En nous projetant à une semaine et à un an, nous reprenons plus de hauteur et dépassons cette vision court terme.

Nous avons parfois tendance à trop nous reposer sur notre intuition et à négliger des informations importantes. Certes avec l’expérience, notre intuition est de plus en plus fiable, mais cela ne dispense pas de la confronter à des sources extérieures et de procéder à des recherches.

Nous restons ancrés sur la première information que nous avons reçue : nous avons bien retenu le prix très attractif de cette imprimante, mais nous avons négligé le coût des cartouches et de l’entretien annuel. Il faut nous faire un effort volontaire pour prendre en compte des informations complémentaires que notre cerveau occulte.

Il peut nous être difficile de décliner des principes éthiques, parfois trop théoriques ou trop vagues, dans nos actions quotidiennes. En revanche, imaginer que nos enfants ou tout le monde nous voit agir est très concret et nous évite des choix à la limite de l’éthique.

Cette liste est celle qui fonctionne bien pour Guy Kawasaki. Elle n’est pas exhaustive. On peut par exemple ajouter une question relative à la preuve sociale. C’est notre tendance à vouloir faire comme nos collègues, nos voisins, nos amis. En ajoutant « cette décision n’est pas influencée par l’exemple d’un proche », vous vous obligez à prendre de la distance par rapport à ce que vous avez vu autour de vous.

N’hésitez pas à vous inspirer de la liste de Guy Kawasaki et à constituer la vôtre, en intégrant les biais auxquels vous êtes le plus sensible, repérés à l’aide de votre journal de décisions !

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