Makestorming : s’affranchir des silos et baronnies !

WallDans votre organisation, vous avez peut-être déjà été confrontés à des difficultés de collaboration avec telle ou telle autre direction dont vous avez pourtant besoin pour faire avancer vos missions ? Une direction conserve ses ressources pour un projet visible ou pour les priorités qu’elle s’est donnée, une autre privilégie le donnant / donnant et considère que vous n’avez pas rien d’utile à lui apporter, bref, les raisons peuvent être nombreuses.

Si la collaboration échoue, la méthode classique consiste à aller chercher un arbitrage dans un comité de pilotage en espérant que votre projet remonte dans la liste des priorités. Bon courage et ne soyez pas trop pressés !

Il existe une autre méthode, certes moins orthodoxe mais probablement plus efficace, que nous décrivent Marie-Noéline Viguié et Stéphanie Bacquere dans leur ouvrage Makestorming : « hacker » l’élément perturbateur. En voici un exemple :

« Le mot « hacker » se traduit parfois par « bidouilleur ». C’est bien le cas de ces marketeurs débrouillards d’une grosse PME américaine. La direction informatique, comme dans tant de boîtes, s’était constituée en baronnie. Formalisme, délais rallongés et budgets en hausse : peu à peu, elle s’éloignait des besoins de ses clients internes. Un rapport hebdomadaire sur l’audience d’un site Web ? Il fallait plusieurs mois pour le construire. Exaspérés par ces blocages, des designers graphiques de la direction marketing ont développé́ en quelques jours un outil largement imparfait (ils s’étaient formés rapidement au langage PHP), mais suffisant pour la plupart de leurs besoins. Petit à petit, le mot est passé dans l’entreprise : des gars au marketing savaient bidouiller des programmes sur tous les sujets.

MakestormingLe département informatique s’est peu à peu laissé déborder jusqu’au jour où l’un des projets phares a été arrêté parce qu’un des projets des bidouilleurs du marketing était jugé suffisant. « Certes », dirait un organisateur parfait, « mais si tout le monde commence à faire des choses dans son coin, c’est le bordel ». Le directeur informatique de l’entreprise n’a pas dit autre chose : drapé dans sa fierté, il a annoncé que ses équipes refuseraient de toucher à l’outil bidouillé. Le résultat ? Quelques mois plus tard, la direction marketing a embauché un ingénieur expérimenté et créé un département dédié aux nouvelles applications. La direction informatique, elle, a été peu à peu reléguée à un rôle d’exécution et de maintenance. Hackée ! »

Les silos et baronnies sont de puissants freins à l’avancée de projets et à l’intrapreneuriat, mais leurs jours sont comptés ! Nous avons désormais à notre disposition de nombreuses ressources et outils facilement accessibles qui nous aident à concrétiser nos idées, à leur donner une première forme certes imparfaite mais suffisante : Regardez quels tutoriels, cours en lignes, plateformes collaboratives et outils gratuits pourraient vous aider à dépasser tel blocage. Faites aussi l’inventaire des compétences extra-professionnelles de vos collaborateurs : Qui dans vos équipes tient déjà un blog personnel, fait des montage vidéos ou anime une communauté d’experts en aquariophilie ? Ces compétences pourraient probablement vous être utiles pour faciliter la communication interne autour de votre projet sans attendre de figurer sur la to do list de la direction de la communication !

 

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