Avez-vous votre mentor ?

Vous abordez la rentrée avec enthousiasme, désireux de réussir ce second semestre, de relever de nouveaux défis voire de changer de métier. Vous êtes conscient que ce bel enthousiasme risque bien de s’émousser au fil des inévitables difficultés et obstacles à surmonter… Comment garder cet élan dans la durée et éviter les erreurs les plus communes dans l’atteinte des objectifs que vous vous êtes fixé ? Bénéficier  du soutien d’un mentor vous y aidera. Florence Meyer, dans son ouvrage « Je réussis ma transition professionnelle », insiste sur l’importance d’avoir un mentor.

Elle définit ainsi le mentor : « Dans l’Iliade et l’Odyssée d’Homère, Ulysse laisse son fils Télémaque et son épouse Pénélope à Ithaque. Il confie l’éducation de Télémaque à Mentor, son ami de longue date. C’est en réalité la déesse Athéna qui agit sous les traits de Mentor et conseille le jeune Télémaque, en l’incitant par exemple à partir à la recherche d’Ulysse. Le nom de Mentor est passé dans le langage courant pour désigner une personne expérimentée qui apporte son soutien et son expertise à une personne en phase de développement. (…) Un mentor est une personne qui a déjà l’expérience du chemin que nous allons emprunter. Il peut nous y accompagner en partageant les leçons qu’il a tirées de sa propre expérience.

Pourquoi avez-vous besoin d’un mentor ?

Un mentor sait parler à la fois de ses réussites, de ses échecs et de ses apprentissages. Il nous éclaire sur les qualités à avoir pour réussir et nous alerte sur les difficultés à anticiper. C’est une personne auprès de qui nous pouvons tester nos idées, mais surtout nous pouvons nous inspirer de son parcours et écouter ses recommandations.

Vous n’êtes pas obligé d’aimer ni d’apprécier votre mentor. Certes, c’est plus facile si vous vous trouvez des affinités, mais ce qui importe réellement c’est que son expérience soit valable à vos yeux et pertinente au regard de votre projet. Il est là pour vous aider à grandir.

Dans son ouvrage En avant toutes, Sheryl Sandberg explique que lorsqu’elle a débuté à la World Bank, le mentorat de Larry Summers lui a été très précieux. Pourtant, elle avoue qu’elle ne l’appréciait pas d’un point de vue personnel. Elle le trouvait même plutôt détestable, mais ses conseils étaient pertinents et utiles. Elle a su faire la part des choses, dépasser le peu d’estime qu’elle avait pour lui sur le plan personnel et apprendre autant que possible à ses côtés.

À l’instar de Sheryl Sandberg, dans votre recherche d’un mentor, privilégiez autant que possible l’expérience aux affinités : le mentor n’est pas forcément votre ami.

En revanche, soyez modeste dans vos attentes, n’attendez pas du mentor qu’il vous coache deux fois par mois. Dosez l’aide que vous lui demandez. Préparez bien le ou les entretiens pour les rendre les plus efficaces possible et montrez-lui que vous prenez en considération le temps qu’il vous accorde. Ne lui demandez pas d’ouvrir son carnet d’adresses pour vous. S’il le fait spontanément, tant mieux ! Mais n’abusez pas de ses bonnes dispositions.

Enfin, si vous vous trouvez plusieurs mentors, c’est parfait, mais ne les multipliez pas non plus pour réellement profiter de leurs conseils et entretenir la relation. »

Il est précieux de se faire accompagner d’un voire plusieurs mentors, sans toutefois chercher à multiplier les avis. Mais n’oubliez pas que vous aussi vous pourriez bien être le mentor de quelqu’un ! Se trouver en posture de mentor et accompagner un jeune diplômé, un nouvel embauché est souvent très riche aussi pour le mentor. En conclusion, cherchez-vous un mentor si vous n’en n’avez pas déjà un mais cherchez aussi des opportunités d’apporter votre aide, vous avez probablement une expérience qui sera utile à d’autres !

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