Non, il n’est pas trop tard !

L’environnement professionnel nous renvoie parfois des messages plutôt décourageants : vous êtes considéré comme « senior » en entreprise à partir de 45 ans, alors que vous avez au moins quinze années de vie professionnelle devant vous. On vous assène que ne pas avoir intégré le Comité de Direction à la quarantaine vous condamne à plafonner… Nous avons souvent trop bien intégré ces limitations, sans les remettre en question, et André Muller, dans son ouvrage « La technique du succès », veut nous secouer :

« Il n’est jamais trop tard !

Il n’est jamais trop tôt pour acquérir la mentalité qui mène au succès. Mais il n’est jamais trop tard non plus.

Il n’est jamais trop tard pour réussir, que ce soit dans l’activité actuelle, ou dans une toute autre activité.

L’âge ne fait rien à l’affaire. Il y a des enfants prodiges, mais il y a aussi des adultes prodiges, et même parfois des vieillards prodiges.

L’enfant prodige est un phénomène de la nature. L’homme mûr ou le vieillard prodige sont des phénomènes de leur propre volonté.

Se dire qu’il est trop tard, c’est en réalité décider qu’il est trop tard, par paresse, par lassitude. On peut ainsi « prendre sa retraite » à 20 ans. Parce qu’ils ont échoué à un examen quelconque (souvent sans importance réelle), ils s’estiment voués à des tâches subalternes et prennent le chemin d’une vie médiocre. Ils abandonnent au lieu de prendre un nouveau départ, dans la même direction ou, s’il le faut, dans une direction nouvelle.

Parce qu’ils ont passé la « limite d’âge » pour tel ou tel emploi, tel ou tel concours, ils se comportent comme des êtres finis, alors que tout ne fait que commencer, tout ne fait toujours que commencer, parce que la vie est un éternel recommencement et il en est ainsi de chaque jour, de chaque minute.

Prendre mentalement sa retraite à 20, 30, 40 ans ou davantage, c’est oublier que tout – presque tout – est encore permis à n’importe quel moment, pour celui qui a compris que tout dépend de lui, de sa simple décision d’avoir la bonne mentalité, et de se comporter en conséquence.

Et la bonne mentalité, c’est avant tout comprendre que m’arrive seulement ce que j’ai voulu et que se fixer un but, c’est vouloir les actes menant à ce but.

Qui veut la fin veut le moyens. Qui ne veut pas les moyens, tous les moyens, ne veut pas réellement la fin (…).

A celui qui dit : « Il est trop tard », on ne peut que répondre : qu’avez-vous fait qui vous autorise à penser que ce but est hors de votre atteinte ? Qu’avez-vous fait de réel, de suffisant ? Êtes-vous certain d’avoir donné le meilleur de vous-même ? Êtes-vous sûr de vous être mobilisé pleinement, entièrement, au service de ce que vous vouliez accomplir ? N’avez-vous pas, à un moment donné, reculé ? Ne vous êtes-vous pas contenté de petits expédients ? N’avez-vous pas, en réalité, fait autre chose que ce vous deviez faire ? N’avez-vous pas pris votre retraite ? »

Même si notre environnement et notre petite voix intérieure nous disent qu’il est trop tard, il nous est possible de les faire taire, de persévérer ou de mettre en œuvre d’autres stratégies. Il existe certes des domaines comme les mathématiques ou certaines disciplines sportives qui laissent peu de place aux seniors. A l’inverse, les anglo-saxons découvrent les « late bloomers », ces potentiels qui se révèlent sur le tard et les fédérations sportives ajustent leurs catégories d’âges pour intégrer des marathoniens de 85 ans ! A quels projets avez-vous renoncé en pensant qu’il était trop tard ? Quelle première petite action pouvez-vous finalement mettre en œuvre pour vous en rapprocher ?

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