Il faut finir…

Vous aussi vous adorez démarrer de nouveaux projets et peinez à terminer ceux que vous avez lancés ? C’est un trait assez commun, nous aimons l’ambiance et l’enthousiasme des lancements et perdons notre souffle avant d’arriver. C’est bien dommage d’arrêter en cours de route, parce que la clôture d’un projet procure elle aussi une certaine euphorie, ou parfois, a minima, du soulagement ! Dans son ouvrage La Technique du succès, André Muller revient sur cette tendance et nous incite à aller au bout :

 « Commencer, dit Horace, c’est la moitié du travail.

Mais ce n’en est précisément que la moitié. L’autre moitié, c’est persévérer, c’est-à-dire achever.

Wanamaker, commerçant réputé, disait qu’il y a trois facteurs de succès, le premier étant la persévérance, le second la persévérance et le troisième… la persévérance. Manière d’exprimer qu’il ne sert à rien d’entreprendre si l’on ne va pas jusqu’au bout. Le commencement, en soi, n’apporte aucun résultat. Il faut continuer, continuer obstinément, bouche cousue, oreilles closes, mais les yeux bien ouverts, le regard rivé au but.

Un technicien américain du succès, Napoléon Hill, racontait, pour montrer l’importance décisive de la persévérance, l’histoire du prospecteur qui abandonna à un mètre de l’or :

« Pendant des années, il avait creusé, fouillé, sans rien trouver. Autour de lui, on hochait la tête. « C’est stupide de s’obstiner ainsi. Tu ne trouveras rien. Il n’y a pas d’or dans ce pays. » Il laissait dire. Il continuait. Mais un jour vint le découragement. Il abandonna, quitta le pays. Survint un autre chercheur d’or, qui continua la prospection au même endroit et qui trouva, lui, un riche filon, à un mètre de l’endroit où le premier avait abandonné – après des années de labeur et de privations. »

Le commencement en soi n’a pas de valeur. Ce qui n’est pas mené à terme ne vaut pratiquement rien. En un sens, on peut même dire que ce qui différencie l’homme qui réussit de celui qui échoue, c’est précisément que le premier mène à terme ce qu’il a entrepris.

Trop nombreux sont ceux qui ne vont pas jusqu’au bout de leurs idées, qui ne font pas le dernier effort nécessaire pour parachever l’œuvre et perdent ainsi tout le fruit de leurs efforts antérieurs. Trop nombreux sont ceux qui laissent à l’état d’esquisse ce qui, mené à terme, revu et corrigé, constituerait quelque chose de très acceptable ou même d’excellent.

Combien voyons-nous d’études entreprises et non terminées, de carrières abordées et abandonnées prématurément, d’ambitions enterrées, de feux sacrés étouffés, de résignations hâtives ?

Le cas du « touche-à-tout » est un exemple à méditer… et à ne pas suivre. Il a « tout fait », c’est-à-dire tout commencé. Il n’a rien réussi ou n’a obtenu que des succès partiels. Comment pourrait-il en aller autrement ? Nous n’avons qu’une vie. Nous sommes limités par le temps. Il faut, non pas s’essayer à quelque chose, mais entreprendre et aboutir.

En un sens, il nous est facile d’entreprendre, car nous sommes tous poussés par un certain levain psychique qui nous incite à œuvrer, dans quelque domaine que ce soit. Nous avons tous un ou plusieurs dons ou talents qui demandent à être mis en œuvre.

Ce qui est difficile, ce n’est pas de commencer, mais précisément de ne pas commencer trop de choses à la fois. C’est de ne commencer que ce que je suis absolument décidé à achever, ce que je suis par conséquent certain d’achever.

En effet, puisqu’il s’agit pour moi, désormais, de ne plus abandonner ce que j’aurai entrepris, il me faudra être très circonspect dans le choix de mes entreprises ou de toute action qui est appelée à avoir une certaine durée. »

Cette réflexion incite à ces deux actions :

  • Repérez parmi tous vos projets en cours ceux qui sont proches de l’achèvement et qu’un dernier effort permettrait de boucler. Faites-les remonter dans votre liste de priorités pour enfin les boucler et passer à autre chose.
  • Prenez du recul avant de vous lancer dans un nouveau projet. Aurez-vous toutes les ressources nécessaires pour le mener à bien dans un délai raisonnable ? Au détriment de quel autre projet va-t-il avancer ?

Certains se donnent comme discipline de ne pas démarrer un nouveau projet avant d’en avoir terminé un précédent pour limiter le nombre de projets en cours. Cela n’est pas toujours possible, mais doit vous inciter à plus de circonspection !

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