Trouvez enfin le temps de faire de la veille !

Comme beaucoup de personnes, vous aimeriez faire de la veille dans votre secteur d’activité, voire au-delà, pour repérer les nouvelles tendances et toujours être en avance de phase. Mais… comme beaucoup de personnes, vous n’avez pas le temps. Ou plutôt, comme nous le démontre Mark Timm dans son ouvrage « Un mentor en or » vous pensez à tort que vous n’avez pas le temps parce que vous manquez de méthode. Il raconte comment il a bousculé ses pratiques de veille en observant son mentor Kevin Harrington lors d’un voyage en avion.

« Nous étions en première classe, à côté de la cloison de séparation. Après le décollage, Kevin s’est levé et a pris le mystérieux sac dans le compartiment à bagages au-dessus de nos têtes. Dedans, il y avait d’innombrables journaux, magazines et revues spécialisées. Pendant que je consultais mes e-mails, sur le siège d’à-côté, Kevin épluchait ses publications. Chaque fois qu’il trouvait quelque chose qui l’intéressait, il déchirait la page du magazine et la plaçait dans une chemise. Une fois le magazine terminé, il le jetait par terre.

En un rien de temps, il y a eu devant lui une grosse pile de magazines. Il les épluchait comme une machine, dans un état second. Je dois admettre que j’ai été quelque peu surpris. À un moment donné, je me suis demandé ce qui se passait. Est-ce qu’il était en train de me révéler un pan étrange de sa personnalité que je n’avais pas encore vu ? À ce moment-là, l’hôtesse de l’air est arrivée. Comme si était au courant de la situation, elle tenait un sac poubelles, juste pour lui. Elle l’a rempli de tous les journaux et toutes les revues qui étaient empilés devant lui, jusqu’à ce que le sac déborde. Tout cela pour lui permettre de continuer.

Le vol qui nous emmenait de Tampa à Toronto durait environ trois heures. Durant ce laps de temps, Kevin a épluché toutes ses revues. Il ne lui restait plus qu’une mince chemise. Je n’avais pas voulu l’interrompre, parce que pendant qu’il s’activait – peu importe ce qu’il faisait -, je travaillais moi-même de mon côté. Quand nous avons tous les deux fini, j’ai éteint mon ordinateur et je me suis tourné vers lui.

« Bon, il faut que je sache. C’était une sacrée expérience à laquelle je viens d’assister. Mais que faisais-tu ?

  • Je suis abonné à de multiples journaux, magazines et revues spécialisées. Souvent, je suis tellement occupé quand je suis chez moi que je n’ai pas le temps de les lire. Par conséquent, je les mets de côté et les consulte pendant mes déplacements.
  • – mais tu as dévoré tous les magazines qu’il y avait dans ton sac en trois heures. As-tu appris la lecture rapide ?
  • Pas du tout. Je sais juste ce que je cherche. »

Il m’a dit cela comme s’il n’avait pas besoin d’en rajouter, comme si j’aurais dû savoir ce qu’il cherchait.

(…) Je me demande ce qui intéresse les gens. Quels produits ? Alors je demande à un moteur de recherche quels sont les produits les plus vendus sur Amazon. Ces informations sont facilement accessibles. Je veux voir ce qu’achètent les gens et où. Puis je consulte mes magazines, mes journaux et mes revues. Si je vois une publicité qui apparaît dans plus d’une revue spécialisée, je sais que c’est quelque chose qui marche, que cette niche est solide. Personne ne paie plusieurs publicités pour un produit qui ne donne pas de résultats. Au lieu de regarder tout le contenu, je regarde qui est à l’origine de la publicité et ce qu’ils ont à vendre. Puis je me demande : « Si quelqu’un a réussi à vendre son produit dans la presse écrite, est-ce que cela marcherait sur une chaîne de téléachat . Est-ce que cela peut être numérisé ?Parfois je cherche de nouvelles idées de produits qui ne figurent même pas dans les catégories qui m’intéressent. »

 Mark décrit ensuite en quoi l’exemple de son mentor l’a incité à se poser des questions différentes et à faire preuve de davantage de curiosité :

Le fait de m’immerger dans le monde de Kevin a eu un impact important sur ma curiosité. Aujourd’hui encore, j’essaie constamment d’anticiper comme il le fait.

À une époque, quand j’avais un événement, je me posais ce genre de questions : «  À quelle heure est-ce que ce sera mon tour d’intervenir ? À quelle heure est-ce que j’aurai fini ? À quelle heure dois-je repartir pour être à l’heure à l’aéroport ? »

Et puis, je me suis mis à réfléchir comme Kevin.

Kevin se serait demandé : « Qui est-ce qui sera présent ce soit à cet événement, avec qui je pourrai parler, qui aura peut-être un nouveau contact ou de nouvelles ressources, un lien vers une nouvelle idée ou un nouveau produit ? » Où qu’il aille, il était toujours disposé à faire ce genre de rencontres, alors même que certaines n’aboutissaient à rien.

Mais selon lui, « il suffit d’avoir raison une fois sur dix ».

L’exemple de Kevin Harrington est très pertinent : il montre que la veille est une démarche active, qui ne nécessite pas d’y passer beaucoup d’heures par semaine du moment que l’on se pose les bonnes questions ! Il ne s’agit pas de « juste » lire la presse spécialisée, mais d’observer, de chercher à faire des liens et des transpositions. Vous n’avez plus d’excuses !

Partager :
Tags : Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *