« Finalement, c’est tout simple, le management ! »

Simple, le management ? Tout le monde ne partage peut-être pas l’avis de Thierry Pick ! Pourtant, il n’avait pas choisi la facilité en créant une société de nettoyage : les collaborateurs rejoignent rarement ce métier par passion ; leur travail est invisible, peu reconnu et peu valorisé en dépit de son importance.

Thierry Pick partage son parcours d’entrepreneur dans « Bienvenue chez les fous ! » et tout semble fou en effet : il monte cette société après avoir vu une publicité dans l’avion, il ne connaît rien à ce domaine et commet bourdes sur bourdes avant d’avoir son premier employé. Il manque perdre son principal client à cause de cet employé dont la qualité du travail se dégrade après quelques mois. C’est le déclic pour Thierry Pick, sa première leçon de management : cette personne est formée, sait ce qu’elle a à faire mais… le fait a minima. Elle ne prend aucun plaisir à son travail et souffre d’un manque de reconnaissance et de considération. Fort de son expérience personnelle de nettoyeur, Thierry Pick sait qu’on peut trouver du plaisir dans ce métier et s’efforce d’y aider ses équipes. Il partage son expérience :

« Différencier le moteur du carburant

En effet, j’ai constaté assez vite que, chaque fois que mes agents étaient heureux de se rendre au travail, je n’entendais pas de commentaires du client, sinon en bien. Par voie de conséquence, l’agent et le client restaient fidèles à l’entreprise, à condition, bien entendu, que le prix reste raisonnable.

Finalement, c’est tout simple, le management ! d’autant plus qu’à ce moment de doute avec ma première recrue, je me souvenais avoir déjà plusieurs fois éprouvé, quand j’étais encore ouvrier nettoyeur, le sentiment que je faisais le plus beau métier du monde. Je savais donc qu’on peut être heureux de nettoyer et cette conscience du bonheur possible dans notre métier est un vrai trésor. Je me disais : «  Mon regard sur mes agents ne sera pas compassionnel, il sera « considérant. »

J’ai compris clairement que la clé du succès de l’entreprise serait le bien-être de mes agents de propreté. Il fallait qu’ils soient et qu’ils restent les seigneurs de l’entreprise. Les autres collaborateurs, quels que soient leurs grades ou fonctions, devaient en être les humbles serviteurs, ce que j’appelle de façon plus douce les « collaborateurs de support ». Pour faire un peu d’humour (que nos services support ont peu apprécié), je dirais qu’à défaut d’être capable d’humilité ils pourraient en devenir les saigneurs, ce que je n’ai jamais accepté.

Il n’y a que deux catégories de salariés chez Clinitex : ceux qui nettoient ; et les autres, qui sont à leur service. Voilà qui a le mérite d’être clair et simple à comprendre pour toutes et tous ! Ce principe est la fondation de tout ce qui va suivre.

Le résultat visé par mon management a été de tout mettre en œuvre pour m’assurer du bien-être de mes seigneurs. La croissance, la profitabilité, la durabilité, la satisfaction client en sont des conséquences naturelles. »

Combien de managers considèrent leurs collaborateurs comme leurs seigneurs ? Cela peut sembler excessif mais si vos collaborateurs se sentent considérés et soutenus, ils seront plus enclins à donner le meilleur d’eux-mêmes. La fierté du résultat obtenu, et ce dernier a le mérite d’être immédiatement visible dans le domaine de la propreté, aide à prendre du plaisir dans un travail considéré comme ingrat. En réalité, la qualité du management influe beaucoup sur la perception du travail à réaliser. Et vous, comment pouvez-vous davantage soutenir vos collaborateurs ? Ont-ils le niveau de considération et de reconnaissance qu’ils attendent ? Ces leviers sont entre vos mains !

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