Comment apporter de la reconnaissance à vos collaborateurs ?

Vous rencontrez peut-être un phénomène de désengagement de vos collaborateurs. Avant même la crise sanitaire, ce sont 70% des collaborateurs qui se sentaient désengagés et les différents confinements n’ont fait qu’aggraver la situation. Il existe pourtant un levier insuffisamment utilisé : apporter de la reconnaissance. Non, se contenter de le faire une fois par an au moment de l’évaluation de performance ne suffit pas, une prime non plus ! Dans son ouvrage « Cinq coups d’avance », Patrick Bet-David admet que les collaborateurs ont des leviers de motivation différents, mais d’une manière générale, vous ne pourrez pas vous tromper en leur apportant de la reconnaissance. Dans cet extrait, il explique comment il la pratiquait au sein de son cabinet d’assurances florissant :

« Si vous étudiez les entreprises qui stagnent, vous découvrirez que la reconnaissance ne fait pas partie de leur culture. Tout tourne autour de la pression, encore et encore. Dan Ariely, professeur d’économie comportementale et de psychologie à l’université de Duke, a effectué des recherches approfondies montrant que les sociétés accordent une valeur trop importante à l’argent comme élément moteur. Quand ils sont uniquement motivés par des primes financières, les employés ont l’impression qu’ils sont soudoyés pour faire leur travail. Selon Ariely, « Vous leur dites : « Vous savez ce qu’il faut faire mais cela ne vous intéresse pas. » ». Le fait de verser une prime est la démarche opposée à celle consistant à savoir avec précision ce qui pousse un employé à s’impliquer.

Vous pouvez vous amuser beaucoup avec certains membres de votre équipes, en particulier les intrapreneurs qui s’épanouissent en étant reconnus. Quand vous leur exprimez votre gratitude, ajoutez une touche personnelle. Par exemple, j’ai offert une torche des jeux Olympiques de 1984 à l’un de nos vice-présidents principaux. J’ai offert un casque d’Ayrton Senna à un vice-président à une époque où notre entreprise étudiait l’état d’esprit du pilote de F1. Cela aurait pu être aussi des chaussures dédicacées par Michael Jordan ou bien un sac Louis Vuitton personnalisé. Parfois, c’est une plaque honorifique. S’ils apprécient les paroles valorisantes, ce sont les mots gravés sur la plaque qui importent le plus.

Certaines personnes disent parois qu’elles n’ont pas besoin de reconnaissance. En réalité, elles en ont deux fois plus besoin ! Leur refus de toute reconnaissance est un masque. Elles ont peur de fournir des efforts, car elles ne recevront peut-être pas la reconnaissance qu’elles espèrent.

Peu importe le niveau de confiance en soi qu’a une personne ; pour moi, tout le monde a besoin de reconnaissance. »

Même si les clichés ont la vie dure, ce n’est pas une prime qui assure la motivation et l’engagement d’un collaborateur. Son effet n’est que très temporaire et envoie un message contre-productif. Lorsque, comme Patrick Bet-David, vous cherchez à personnaliser la forme de reconnaissance à apporter, vous montrez à votre collaborateur que vous faites l’effort de bien le connaître. Vous lui montrez que vous lui offrez quelque chose d’unique, tout comme lui apporte une contribution unique à votre entreprise. Certains managers le font intuitivement et savent ce qui ferait vraiment plaisir à un collaborateur (une sortie dans un parc d’attractions en famille, un bon restaurant, le dernier smartphone, etc.), d’autres managers ont besoin de faire plus d’efforts. De quel côté vous situez-vous ? Comment pouvez-vous améliorer la reconnaissance que vous apportez à vos collaborateurs tant en quantité qu’en qualité ?

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